Trump affirme que Poutine souhaite un accord avec l'Ukraine, critiquant Zelensky

Poutine aimerait voir un règlement, fortement
Trump rapporte les paroles de Poutine lors de leur appel téléphonique de vendredi, présenté comme preuve que la Russie cherche un accord.
Mark

Quand Trump dit que Poutine « aimerait voir un règlement », sur quoi repose exactement cette affirmation ?

Mimi

Sur un appel téléphonique entre Trump et Poutine vendredi, selon Trump lui-même. C'est Trump qui rapporte ce que Poutine aurait dit.

Luke

Voilà le point crucial. Nous n'avons que la version de Trump. Le Kremlin n'a pas confirmé directement ces paroles. Dmitriev a seulement validé l'idée générale que l'Ukraine a besoin d'un nouveau leadership.

Mark

Et Trump accuse Zelensky de bloquer les négociations. Zelensky a-t-il réagi ?

Mimi

Le texte ne rapporte pas de réaction immédiate de Zelensky. Trump parle, le Kremlin applaudit, mais nous n'avons pas la voix de Kiev ici.

Luke

C'est une asymétrie importante. Trump fait une affirmation forte sur les intentions de Poutine, critique Zelensky, et le Kremlin l'approuve — tout cela sans que Zelensky ne soit entendu.

Mark

Pourquoi Trump critique-t-il les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques ?

Mimi

Il semble voir ces attaques comme un obstacle à la paix, comme si elles durcissaient la position russe. Il les présente comme incompatibles avec un accord.

Luke

Mais c'est une interprétation. Les frappes ukrainiennes sont une réaction à l'invasion russe. Trump les encadre comme un problème pour la négociation, pas comme une conséquence de la guerre.

Mark

Que signifie l'approbation immédiate du Kremlin ?

Mimi

Que Moscou voit une opportunité. Si Trump peut convaincre l'Ukraine de changer de président ou de changer de politique, cela pourrait favoriser les intérêts russes.

Luke

Ou c'est simplement du théâtre. Le Kremlin valide Trump pour l'encourager à continuer à faire pression sur Zelensky. Nous ne savons pas si Poutine négocie réellement sérieusement.

  • Trump affirme que Poutine lui a confié vouloir 'fortement' un règlement, transformant un appel téléphonique en argument diplomatique public contre Zelensky.
  • Le président américain va jusqu'à appeler l'Ukraine à se doter d'un 'nouveau dirigeant', franchissant une ligne rarement tracée par un allié envers un pays en guerre.
  • Les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes sont explicitement condamnées par Trump, brouillant la frontière entre soutien occidental et pression sur Kiev.
  • Le Kremlin, par la voix de Kirill Dmitriev, valide immédiatement la narration trumpienne, créant une convergence rhétorique inédite entre Washington et Moscou.
  • La question centrale reste sans réponse : cette synchronisation de discours annonce-t-elle une véritable percée diplomatique ou une manœuvre de pression coordonnée sur l'Ukraine ?

Dans le grand théâtre des négociations de paix, Donald Trump s'est posé samedi en intermédiaire entre Moscou et Kiev, affirmant que Vladimir Poutine aspire à un règlement que Volodymyr Zelensky refuserait d'embrasser. Cette lecture, fondée sur un appel téléphonique entre les deux dirigeants vendredi, place le président ukrainien dans le rôle de l'obstacle — une narration que le Kremlin s'est empressé de saluer comme « iconique et historique ». L'histoire retiendra peut-être ce moment comme celui où Washington et Moscou ont parlé d'une seule voix sur l'avenir d'un troisième pays.

Donald Trump a déclaré samedi que Vladimir Poutine souhaite activement mettre fin à la guerre en Ukraine, s'appuyant sur une conversation téléphonique tenue la veille avec le président russe. Devant la presse à la Maison Blanche, il a affirmé que Moscou est prêt à négocier, mais que c'est Zelensky qui bloquerait tout accord.

Ces propos s'inscrivent dans une offensive verbale plus large de Trump contre le leadership ukrainien. Il a non seulement condamné les frappes de Kiev sur les infrastructures énergétiques russes, mais a explicitement suggéré que l'Ukraine devrait se trouver un nouveau président, capable de conclure la paix avec Moscou.

Le Kremlin n'a pas tardé à saisir l'occasion. Kirill Dmitriev, envoyé spécial russe, a salué sur X les déclarations de Trump comme « iconiques et historiques », affirmant que le président américain rejoignait ceux qui estiment que l'Ukraine a besoin d'une direction tournée vers la paix plutôt que vers la guerre.

Cette convergence entre Washington et Moscou sur la figure de Zelensky comme obstacle à la paix soulève des questions profondes : s'agit-il d'une véritable ouverture diplomatique ou d'une pression coordonnée destinée à remodeler le paysage politique ukrainien de l'extérieur ? Ce qui est certain, c'est que Trump utilise son accès à Poutine comme levier direct sur Kiev.

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que Vladimir Poutine cherche activement à conclure un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, mais que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky bloque les négociations. Selon Trump, cette affirmation repose sur une conversation téléphonique qu'il a eue avec Poutine vendredi.

Interrogé par des journalistes à la Maison Blanche, Trump a exposé sa lecture de la situation : « La Russie aimerait conclure un accord, et nous en avons parlé plusieurs fois, mais pour une raison ou une autre, Zelensky ne veut pas conclure d'accord. » Quand on lui a demandé ce que Poutine lui avait dit lors de cet appel, Trump a répondu que le président russe « aimerait voir un règlement. Le président Poutine aimerait voir un règlement, fortement. »

Ces déclarations s'inscrivent dans une critique plus large que Trump adresse à Zelensky. Le président américain a appelé l'Ukraine à « avoir un nouveau président » et a condamné les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes. « Je leur suggère de se doter d'un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre, » a-t-il affirmé devant la presse.

Le Kremlin a rapidement saisi ces propos. Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin pour la coopération économique, a publié un message sur X qualifiant les remarques de Trump d'« iconiques et historiques ». Dmitriev a écrit que Trump « rejoint les nombreux acteurs qui estiment que l'Ukraine a besoin d'une direction réellement tournée vers la paix, et non de la politique belliciste de Zelensky ».

Ces échanges révèlent une convergence rhétorique entre Washington et Moscou sur la question du leadership ukrainien et des conditions de négociation. Trump présente Poutine comme disposé à négocier et Zelensky comme l'obstacle aux pourparlers, tandis que le Kremlin valide immédiatement cette narration. La question de savoir si cette convergence reflète une réelle possibilité de règlement ou une simple coordination de messages reste ouverte. Ce qui est clair, c'est que Trump utilise son accès supposé à Poutine pour exercer une pression diplomatique directe sur Kiev, en menaçant implicitement un changement de gouvernement comme condition préalable à un accord.

La Russie aimerait conclure un accord, mais pour une raison ou une autre, Zelensky ne veut pas conclure d'accord
— Donald Trump
L'Ukraine a besoin d'une direction réellement tournée vers la paix, et non de la politique belliciste de Zelensky
— Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin
Möchten Sie die ganze Geschichte? Das Original lesen bei Le Figaro ↗
Kontakt FAQ