À trente et un ans, Sophie Caverzan incarne une tension familière dans l'histoire du sport : celle de l'excellence poursuivie malgré l'indifférence des structures. Médaillée mondiale, triple vice-championne d'Europe, la para taekwondoka française prépare Los Angeles 2028 avec la même détermination que Paris lui a coûté, mais sans les moyens que son niveau mériterait. Son parcours pose une question qui dépasse le sport : une société mesure-t-elle vraiment ses valeurs à la façon dont elle soutient ceux qui la représentent ?
Sophie Caverzan vise l'or paralympique en para taekwondo pour Los Angeles 2028
Elle doit travailler en parallèle de ses entraînements quotidiens
Pourquoi Paris 2024 a-t-elle été un tel tournant pour elle? Qu'est-ce qui s'est passé exactement?
Elle n'a pas obtenu de médaille, ce qui était clairement son objectif. Après des années de préparation, c'est une déception majeure. Mais cela semble l'avoir motivée plutôt que découragée.
Le texte ne précise pas vraiment ce qui s'est passé à Paris — pas de détails sur ses performances, ses adversaires, ou les circonstances. On sait juste qu'elle a échoué dans sa quête.
Et le bronze mondial en 2023 — c'est récent, c'est impressionnant. Comment elle se situe par rapport à la compétition mondiale?
C'est un signal fort. Trois fois vice-championne d'Europe, c'est de la constance. Elle est clairement dans l'élite, mais pas encore au sommet.
Oui, mais on ne sait pas qui elle a battu pour ce bronze, ni qui l'a devancée. On ne connaît pas vraiment le niveau de la compétition mondiale en para taekwondo.
Le problème du financement — c'est vraiment généralisé chez les para athlètes français?
Apparemment oui. La source dit que la majorité d'entre eux manquent de soutien. Caverzan doit travailler en parallèle de ses entraînements, ce qui est un fardeau énorme.
C'est vrai, mais on ne sait pas à quel point c'est grave. On ne connaît pas les chiffres du financement, on ne sait pas quel type de travail elle fait, combien de temps cela lui prend. C'est un problème réel, mais il reste vague.
Penses-tu qu'elle peut vraiment décrocher l'or à Los Angeles?
Elle en a le talent, clairement. Mais le système ne l'aide pas autant qu'il le devrait. Si elle pouvait se concentrer uniquement sur l'entraînement, ses chances seraient meilleures.
On ne peut pas vraiment le dire. On ne connaît pas ses adversaires potentielles, on ne sait pas comment elle progresse depuis Paris, on ne connaît pas les conditions à Los Angeles. C'est un espoir, pas une prédiction.
El Pulso
- L'échec de Paris 2024 — sans podium après des années de sacrifice — a laissé une blessure que Caverzan transforme désormais en carburant pour Los Angeles 2028.
- Malgré un palmarès international solide, elle doit cumuler entraînement de haut niveau et emploi rémunéré, faute de financement suffisant de la part du système sportif français.
- Ce double fardeau n'est pas une exception : la majorité des para athlètes français vivent la même réalité, révélant une inégalité structurelle persistante entre sport olympique et paralympique.
- Los Angeles 2028 se profile comme l'horizon décisif — pour Caverzan personnellement, mais aussi comme test de la capacité du système à se réformer avant qu'il ne soit trop tard.
À trente et un ans, Sophie Caverzan incarne une tension familière dans l'histoire du sport : celle de l'excellence poursuivie malgré l'indifférence des structures. Médaillée mondiale, triple vice-championne d'Europe, la para taekwondoka française prépare Los Angeles 2028 avec la même détermination que Paris lui a coûté, mais sans les moyens que son niveau mériterait. Son parcours pose une question qui dépasse le sport : une société mesure-t-elle vraiment ses valeurs à la façon dont elle soutient ceux qui la représentent ?
Sophie Caverzan a trente et un ans et un objectif précis : une médaille d'or aux Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028. Ce rêve s'est durci après Paris 2024, où elle n'a pas atteint le podium malgré des années de préparation rigoureuse. L'amertume de cet échec ne l'a pas brisée — elle l'a recentrée.
Son palmarès parle pour elle : bronze aux championnats du monde 2023, trois titres de vice-championne d'Europe. Ces résultats témoignent d'une régularité et d'un niveau qui ne doivent rien au hasard, mais à des milliers d'heures de discipline et de sacrifice.
Pourtant, Caverzan ne peut pas vivre de son sport. Comme la plupart des para athlètes français, elle manque de soutien financier suffisant et doit travailler en parallèle de ses entraînements quotidiens — une réalité invisible pour le grand public, mais épuisante pour ceux qui la vivent. Ce n'est pas une situation isolée : elle révèle un déséquilibre systémique entre le sport olympique, mieux doté, et le sport paralympique, encore trop souvent laissé à lui-même.
Malgré tout, elle continue. Les deux années qui la séparent de Los Angeles seront décisives — pour sa quête personnelle de médaille, et pour la question plus large de savoir si la France saura enfin donner à ses para athlètes les moyens d'une préparation véritablement équitable.
Sophie Caverzan a trente et un ans, et elle compte les jours jusqu'à Los Angeles. Deux ans séparent aujourd'hui la para taekwondoka française des Jeux Paralympiques de 2028, et elle ne cache pas ce qu'elle espère y trouver : une médaille d'or, la première de sa carrière paralympique. C'est un rêve qui a pris forme après l'amertume de Paris 2024, où elle n'a pas atteint le podium malgré des années de préparation.
Son palmarès international suggère qu'elle a les capacités pour y parvenir. En 2023, elle a remporté le bronze aux championnats du monde. Elle a également décroché le titre de vice-championne d'Europe à trois reprises, ce qui en dit long sur sa régularité et son niveau de compétition. Ces résultats ne sont pas des accidents. Ils reflètent des milliers d'heures d'entraînement, de discipline, de sacrifice.
Mais voilà le revers de la médaille : Caverzan ne peut pas vivre uniquement de son sport. Comme la majorité des para athlètes français, elle manque de soutien financier suffisant pour se consacrer entièrement à sa préparation. Elle doit donc travailler en parallèle de ses entraînements quotidiens, jonglant entre deux vies — celle de l'athlète de haut niveau et celle de la personne qui doit payer ses factures. C'est une réalité que peu de gens voient quand ils regardent une compétition à la télévision.
Cette situation n'est pas unique à Caverzan. Elle illustre un problème systémique dans le sport paralympique français : le financement des athlètes reste fragmentaire et insuffisant. Pendant que les athlètes olympiques bénéficient de structures de soutien plus robustes, les para athlètes doivent souvent trouver des solutions créatives pour survivre financièrement tout en poursuivant l'excellence sportive. C'est un handicap invisible, mais bien réel.
Pourtant, Caverzan continue. Elle s'entraîne, elle travaille, elle prépare Los Angeles. L'échec de Paris n'a pas éteint sa flamme ; il l'a plutôt aiguisée. Elle sait ce qu'elle veut, et elle sait ce qu'il faudra pour l'obtenir. Les deux prochaines années seront décisives — non seulement pour sa quête de médaille, mais aussi pour la question plus large de savoir si le système de soutien aux para athlètes français évoluera assez vite pour leur donner une chance équitable de réussir.
Citas Notables
Elle rêve tout haut d'une première médaille paralympique à Los Angeles 2028— France 24