En ce jour de commémoration du 7 octobre 2023, Fabien Roussel a choisi de nommer ce que beaucoup hésitent à formuler : que la violence d'État et la violence armée non étatique peuvent, dans leurs effets sur les civils, relever d'une même logique de destruction. Le candidat communiste à la présidentielle française a ainsi placé le gouvernement Netanyahu sur le même plan moral que le Hamas, tout en condamnant les deux — une position qui révèle moins une équivalence juridique qu'une exigence éthique face à l'accumulation des morts. Dans un conflit où plus de 74 200 Palestiniens et 1 221 Israélien
Roussel dénonce le « terrorisme d'État » du gouvernement Netanyahu
Les forces extrémistes en miroir sèment la haine et bloquent toute paix
Pourquoi Roussel établit-il ce parallèle entre Netanyahu et le Hamas ? N'est-ce pas une fausse équivalence ?
Pour lui, ce n'est pas une équivalence de nature, mais une description de deux forces qui se renforcent mutuellement. Il dit que les extrémismes en miroir empêchent les modérés d'être entendus.
Mais le parallèle qu'il trace est précis : il dit que Netanyahu pratique le terrorisme d'État. C'est une accusation très forte. Qui valide cette formulation ?
C'est sa propre analyse politique. Il ne cite pas de rapport d'organisations de défense des droits humains ou de juristes internationaux qui auraient formellement qualifié les actions israéliennes de terrorisme d'État.
Et les chiffres de morts à Gaza — 74 200 selon le ministère palestinien — comment les interpréter ?
C'est important de noter que ces chiffres viennent du ministère de la Santé palestinien, placé sous l'autorité du Hamas. L'ONU les juge fiables, mais ce sont les autorités palestiniennes qui les produisent. Il n'y a pas de vérification indépendante sur le terrain.
C'est vrai, mais c'est aussi le seul comptage systématique disponible. Les organisations internationales n'ont pas accès à Gaza pour faire leurs propres décomptes.
Roussel appelle à l'écoute des voix de la paix. Existent-elles vraiment, ces voix modérées, en ce moment ?
Elles existent, mais elles sont effectivement marginalisées politiquement. Roussel ne dit pas comment les amplifier, ni comment sortir du cycle qu'il décrit.
C'est un appel politique, pas un plan d'action. Il pose le diagnostic : deux extrémismes qui se détruisent mutuellement.
Il Polso
- Lors de la commémoration de l'attaque la plus meurtrière de l'histoire israélienne, Roussel a brisé un tabou en qualifiant le gouvernement Netanyahu de praticien du terrorisme d'État.
- Cette accusation crée une fracture dans le débat politique français, où établir une équivalence morale entre un État et un groupe armé reste une formulation explosive et profondément contestée.
- Roussel tente de tenir deux lignes à la fois : condamner sans réserve le Hamas pour le massacre du 7 octobre, et dénoncer avec la même fermeté la réponse militaire israélienne qui a fait plus de 74 200 morts à Gaza.
- Son argument central — celui de deux extrémismes en miroir qui s'alimentent mutuellement et étouffent les voix de la paix — cherche à ouvrir un espace politique pour les modérés des deux peuples.
- La trajectoire de cette prise de position reste incertaine : elle pourrait renforcer sa base à gauche tout en l'exposant à des accusations de relativisme moral sur la scène nationale et internationale.
En ce jour de commémoration du 7 octobre 2023, Fabien Roussel a choisi de nommer ce que beaucoup hésitent à formuler : que la violence d'État et la violence armée non étatique peuvent, dans leurs effets sur les civils, relever d'une même logique de destruction. Le candidat communiste à la présidentielle française a ainsi placé le gouvernement Netanyahu sur le même plan moral que le Hamas, tout en condamnant les deux — une position qui révèle moins une équivalence juridique qu'une exigence éthique face à l'accumulation des morts. Dans un conflit où plus de 74 200 Palestiniens et 1 221 Israéliens ont perdu la vie, la question de savoir qui nomme quoi, et comment, reste au cœur de la bataille politique.
Mercredi, jour de commémoration du 7 octobre 2023, Fabien Roussel a pris la parole sur LCI pour porter une accusation directe : le gouvernement de Benyamin Netanyahou pratique le terrorisme d'État. Le candidat communiste à la présidentielle française a établi un parallèle explicite entre l'exécutif israélien d'extrême droite et le Hamas, affirmant que ces deux forces opèrent en miroir, détruisant leurs peuples respectifs et étouffant toute possibilité de paix.
Roussel a d'abord condamné sans réserve les attaques du 7 octobre 2023, qualifiées d'acte terroriste barbare, exprimant sa solidarité avec les victimes de cette journée qui a coûté la vie à 1 221 personnes en Israël, dont 51 ressortissants français, et vu 251 personnes enlevées et emmenées à Gaza. Mais il a aussitôt ajouté que cette condamnation n'épuisait pas la question morale : un autre terrorisme sévit dans la région, celui d'un gouvernement disposant de l'appareil militaire complet et l'utilisant contre une population civile. L'offensive israélienne de représailles a causé la mort de plus de 74 200 personnes selon le ministère palestinien de la Santé, des données jugées fiables par l'ONU.
Au cœur de son argument se trouve l'image du miroir : deux radicalismes qui se font face, se renforcent mutuellement et rendent inaudibles les voix modérées des deux côtés. Pour Roussel, c'est cette confrontation symétrique entre extrêmes qui perpétue le cycle de violence et prive les civils, israéliens comme palestiniens, de toute issue.
Cette position place le candidat dans une situation délicate. Établir une équivalence morale entre un État et un groupe armé non étatique divise profondément. Elle reflète néanmoins une critique croissante à gauche de la politique de Netanyahu depuis l'ampleur de la destruction à Gaza, et traduit la volonté de Roussel de naviguer entre condamnation du terrorisme et critique radicale de la réponse militaire israélienne, en appelant à donner voix aux forces de paix des deux peuples.
Mercredi, alors qu'Israël commémorait l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Fabien Roussel, candidat communiste à l'élection présidentielle française, a porté une accusation directe contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou : celui-ci pratique le terrorisme d'État. S'exprimant sur la chaîne LCI, Roussel a établi un parallèle explicite entre l'exécutif israélien d'extrême droite et le groupe terroriste palestinien, affirmant que les deux forces opèrent en miroir, détruisant leurs peuples respectifs et étouffant toute possibilité de paix régionale.
Le candidat du Parti communiste français a d'abord pris soin de condamner sans réserve les attaques du Hamas du 7 octobre, qualifiées d'acte terroriste barbare. Il a exprimé sa solidarité avec les victimes de cette journée, la plus meurtrière de l'histoire israélienne. Mais il a immédiatement ajouté que cette condamnation n'épuisait pas la question morale du conflit. Il existe, a-t-il insisté, un autre terrorisme qui sévit dans la région : celui d'un gouvernement d'État disposant de l'appareil militaire et administratif complet, utilisant ces outils contre une population civile.
Le 7 octobre 2023, l'attaque du Hamas a tué 1221 personnes en Israël, parmi lesquelles 51 ressortissants français. Le même jour, 251 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza, dont 44 corps ont depuis été retrouvés. Ces chiffres, établis par l'Agence France-Presse, marquent un tournant brutal dans le conflit de plusieurs décennies. La riposte militaire lancée par Israël en représailles a transformé Gaza en zone de destruction massive. Selon le ministère de la Santé palestinien, placé sous l'autorité du Hamas mais dont les données sont jugées fiables par l'Organisation des Nations unies, cette offensive a causé la mort de plus de 74 200 personnes.
Roussel a insisté sur le fait que les voix modérées, celles qui appellent à la paix des deux côtés, restent inaudibles. Les forces extrémistes israéliennes et palestiniennes, a-t-il expliqué, se font face en miroir, semant la haine et bloquant toute résolution du conflit. Cette formulation — celle du miroir, de deux extrémismes qui se renforcent mutuellement — constitue le cœur de son argument politique. Pour Roussel, le problème n'est pas unilatéral. C'est la confrontation entre deux radicalismes qui perpétue le cycle de violence et empêche les populations civiles, israéliennes comme palestiniennes, de trouver une issue.
Cette prise de position place Roussel dans une position délicate au sein du paysage politique français. Établir une équivalence morale entre un gouvernement d'État et un groupe armé non étatique est une formulation qui divise. Elle reflète cependant une critique croissante, notamment à gauche, de la politique du gouvernement Netanyahu, particulièrement depuis l'ampleur de la destruction à Gaza. Roussel, en tant que candidat à la présidentielle, cherche à naviguer entre la condamnation du terrorisme du Hamas et une critique radicale de la réponse israélienne, tout en appelant à une solution politique qui donnerait voix aux modérés des deux peuples.
Citazioni salienti
Je mets en parallèle le gouvernement israélien de M. Netanyahu et le groupe terroriste du Hamas— Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle
Les voix de la paix israéliennes et palestiniennes ne sont pas entendues parce qu'il y a en face en miroir des forces extrémistes qui s'affrontent et qui sèment la haine— Fabien Roussel