Dans les coulisses du football mondial, une voix s'est levée pour contester l'ordre établi : Ramon Vega, ancien défenseur suisse reconverti en homme d'affaires, a annoncé sa candidature à la présidence de la FIFA, défiant Gianni Infantino pour l'élection du 18 mars 2027 à Rabat. Ce n'est pas simplement un duel de personnalités — c'est le signe que les institutions sportives, comme toutes les grandes structures de pouvoir, finissent par atteindre un moment où le statu quo devient intenable. Vega incarne cette aspiration diffuse à un renouveau, portée par des fédérations qui cherchent, peut-être
Ramon Vega, ancien joueur suisse, défie Infantino pour la présidence de la FIFA
Réunifier la famille du football, restaurer les valeurs perdues
Pourquoi maintenant? Vega a pensé à cette candidature depuis 2015, mais il attend 2026 pour vraiment y aller.
Il dit lui-même que le contexte a changé. Infantino est affaibli, les fédérations sont plus ouvertes au changement. C'est une question de fenêtre politique.
Mais on ne sait pas précisément ce qui a changé. Quelles pressions exactes pèsent sur Infantino? Quelles fédérations ont signalé qu'elles voulaient du changement? Le manifeste de Vega parle de réunifier la famille du football, mais c'est très vague.
Qui est vraiment Ramon Vega? Un ancien joueur, d'accord, mais pourquoi lui plutôt qu'un autre?
Il a une trajectoire intéressante. Il n'est pas resté dans le football après sa carrière de joueur. Il s'est construit une crédibilité dans la finance et l'hôtellerie. Il dirige un fonds d'un milliard de dollars. C'est quelqu'un qui a réussi en dehors du football.
Mais on ne sait rien de son expérience en gouvernance sportive. Diriger un fonds d'investissement n'est pas la même chose que diriger une fédération mondiale. Et son expérience au football s'arrête quand il a arrêté de jouer.
Quel est son vrai projet? Réunifier la famille du football, c'est un slogan.
C'est vrai. Le manifeste ne détaille pas vraiment. Mais le message implicite est que la FIFA s'est fragmentée sous Infantino, que les valeurs se sont perdues, et que Vega peut restaurer quelque chose.
Restaurer quoi, exactement? Et pour qui? Les petites fédérations? Les grandes? Les ligues? Les joueurs? On ne sait pas ce que Vega entend par la famille du football, ni comment il compte la réunifier.
Est-ce que Vega a une chance de gagner?
C'est difficile à dire. Infantino a des ressources, une machine institutionnelle. Mais si les fédérations sont vraiment mécontentes, Vega pourrait surprendre.
El Pulso
- Infantino, au pouvoir depuis 2016, fait face à sa première opposition déclarée et crédible, dans un contexte de pression croissante sur sa gouvernance.
- Vega n'est pas un candidat improvisé : après une carrière de joueur à Tottenham et en équipe nationale suisse, il dirige aujourd'hui un fonds d'investissement d'un milliard de dollars.
- Depuis 2015, il avait envisagé cette candidature sans jamais franchir le pas — il estime que la FIFA affaiblie et les fédérations plus ouvertes au changement rendent le moment enfin propice.
- Son projet central — réunifier la 'famille du football' et restaurer des valeurs perdues — cible directement les critiques adressées à Infantino sur la fragmentation et la dérive de l'institution.
- L'élection de Rabat ne sera plus une simple formalité : pour la première fois depuis des années, la présidence de la FIFA sera véritablement disputée.
Dans les coulisses du football mondial, une voix s'est levée pour contester l'ordre établi : Ramon Vega, ancien défenseur suisse reconverti en homme d'affaires, a annoncé sa candidature à la présidence de la FIFA, défiant Gianni Infantino pour l'élection du 18 mars 2027 à Rabat. Ce n'est pas simplement un duel de personnalités — c'est le signe que les institutions sportives, comme toutes les grandes structures de pouvoir, finissent par atteindre un moment où le statu quo devient intenable. Vega incarne cette aspiration diffuse à un renouveau, portée par des fédérations qui cherchent, peut-être pour la première fois depuis longtemps, une autre direction.
Gianni Infantino a désormais un adversaire déclaré. Ramon Vega, 55 ans, ancien défenseur international suisse, a annoncé sa candidature à la présidence de la FIFA. L'élection se tiendra le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. C'est la première opposition formelle à un président sortant qui traverse une période de turbulences croissantes.
Vega n'est pas un inconnu du football : il a porté le maillot suisse, joué à Tottenham et connu l'US Créteil. Mais sa trajectoire ne s'arrête pas aux terrains. Après sa carrière de joueur, il s'est tourné vers la finance et l'hôtellerie, et dirige aujourd'hui un fonds d'investissement d'un milliard de dollars. C'est en homme d'affaires établi, autant qu'en ancien footballeur, qu'il se présente.
Il avait envisagé cette candidature à plusieurs reprises depuis 2015, sans jamais aller au bout. Cette fois, il juge le moment favorable : la FIFA est affaiblie, et les fédérations nationales, dit-il, sont plus réceptives au changement qu'elles ne l'étaient il y a dix ans. Son programme s'articule autour d'une idée maîtresse — réunifier la famille du football et restaurer des valeurs que beaucoup estiment perdues sous Infantino.
Que Vega l'emporte ou non, sa candidature transforme déjà la nature de l'élection. Infantino ne sera plus face au vide, mais à un adversaire nommé, crédible, doté d'une plateforme. Pour la première fois depuis longtemps, la présidence de la FIFA sera véritablement en jeu.
Gianni Infantino a un challenger. Ramon Vega, ancien défenseur international suisse de 55 ans, a annoncé mercredi sa candidature à la présidence de la FIFA. L'élection aura lieu le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. C'est la première opposition déclarée au président sortant, qui traverse depuis plusieurs mois une période de pression croissante.
Vega n'est pas un inconnu du football, même s'il n'est pas un nom qui résonne immédiatement. Il a porté le maillot de la Suisse en tant qu'international, a joué pour Tottenham en Angleterre, et a aussi connu l'US Créteil en France — une trajectoire classique de joueur européen de haut niveau sans être une superstar. Mais sa carrière de terrain n'est qu'une partie de son histoire. Après le football, il s'est réorienté vers la finance et l'hôtellerie, construisant progressivement une présence dans le monde des affaires. Aujourd'hui, il dirige un fonds d'investissement doté d'un milliard de dollars, ce qui le positionne comme un homme d'affaires établi plutôt que comme un simple ancien joueur vivant de ses souvenirs.
Ce qui est intéressant, c'est que Vega n'arrive pas de nulle part dans cette course. Il a envisagé de briguer la présidence de la FIFA à plusieurs reprises depuis 2015, mais n'avait jamais franchi le pas jusqu'au bout. Cette fois, il a décidé de s'engager pleinement. Dans son manifeste de candidature, il explique que le contexte a changé. La FIFA elle-même a évolué, dit-il, et les fédérations nationales sont désormais plus ouvertes au changement qu'elles ne l'étaient il y a une décennie. C'est un calcul politique : Infantino, bien que toujours en place, est affaibli. Les fédérations cherchent peut-être une nouvelle direction.
Le projet de Vega s'articule autour d'une idée centrale : réunifier ce qu'il appelle la famille du football. C'est un langage qui résonne avec les critiques adressées à Infantino — l'idée que le football mondial s'est fragmenté, que les intérêts divergent, que les valeurs se sont perdues. Vega promet de restaurer quelque chose, de recréer une cohésion. Il ne détaille pas précisément quoi, mais le message est clair : il y a un problème, et lui peut le résoudre.
Le timing de cette annonce n'est pas anodin. Infantino a gouverné la FIFA depuis 2016, et bien qu'il ait remporté sa réélection en 2019, les tensions se sont accumulées. Les critiques portent sur sa gestion, ses priorités, la direction qu'il donne à l'institution. Vega arrive maintenant, fils d'immigrés espagnols, avec une expérience à la fois dans le football et dans le monde des affaires, en disant que les fédérations sont prêtes pour autre chose.
Que Vega gagne ou non, sa candidature change la dynamique. Infantino ne sera pas face à un vide ou à une opposition fragmentée. Il aura un adversaire nommé, avec un profil crédible et une plateforme. L'élection de mars 2027 à Rabat ne sera pas une simple réaffirmation du statu quo. Pour la première fois depuis longtemps, la présidence de la FIFA sera véritablement contestée.
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Je veux réunir la famille du football, restaurer la…— Ramon Vega, dans son manifeste de candidature