Dans un geste qui mêle calcul électoral et diplomatie de l'énergie, Donald Trump a annoncé un accord d'importation massive de diesel russe aux États-Unis, contournant les sanctions existantes grâce à une autorisation provisoire du Trésor américain. Cet accord, présenté comme une réponse aux préoccupations des consommateurs américains avant les législatives du 3 novembre, est perçu par Kyiv comme une trahison : pendant que des délégations négocient en Floride, la Russie frappe l'Ukraine avec une intensité renouvelée, tuant des dizaines de civils et détruisant les infrastructures énergétiques qu
Trump annonce un accord avec Poutine sur le diesel russe, Zelensky le dénonce
Un cadeau d'anniversaire pour Poutine. C'est absolument horrible.
Pourquoi Trump fait-il cet accord maintenant, précisément ?
Les élections législatives américaines sont le 3 novembre. Les prix élevés des carburants sont un problème électoral majeur pour son parti. C'est une promesse concrète aux électeurs avant le scrutin.
Mais attendez — le Trésor a dû accorder une autorisation provisoire. Cela signifie que cet accord contourne les sanctions existantes. Qui a approuvé cela exactement, et sur quelle base juridique ?
Zelensky dit que c'est un « cadeau d'anniversaire » à Poutine. Est-ce que c'est vraiment ce que c'est ?
C'est ce que Zelensky interprète. Il voit l'argent des ventes de diesel finançant la machine de guerre russe, et il craint que cela n'intensifie les attaques contre l'Ukraine.
Le lien de causalité est plausible, mais nous ne savons pas combien de ces revenus iront directement au financement militaire. C'est une inférence raisonnable, pas un fait établi.
Et les discussions en Floride ? Elles se passent comment ?
Elles portent sur la préparation hivernale, les garanties de sécurité, la résolution du conflit. Mais Zelensky dit que sa délégation a servi de « façade » pour cet accord avec Moscou.
Witkoff a parlé de « discussions constructives » sans préciser si elles se poursuivraient samedi. On ne sait pas vraiment où en sont les négociations ou si elles avancent.
Quel est le risque immédiat pour l'Ukraine ?
L'hiver. Les Russes bombardent les installations énergétiques. Des millions de foyers pourraient se retrouver sans électricité ni chauffage, comme l'année dernière.
C'est confirmé par le sous-secrétaire général de l'ONU. Mais nous ne savons pas si les attaques vont s'intensifier ou s'arrêter, ou comment cet accord sur le diesel affectera réellement les opérations russes.
Il Polso
- Trump annonce un accord avec Poutine pour livrer jusqu'à plusieurs millions de tonnes de diesel russe, promettant une baisse « record » des prix avant les élections législatives du 3 novembre.
- Le Trésor américain accorde une autorisation provisoire qui contourne de facto les sanctions internationales sur les hydrocarbures russes, créant un précédent diplomatique explosif.
- Zelensky dénonce l'accord comme « absolument horrible », affirmant que les discussions en Floride n'étaient qu'une façade pendant que Washington négociait en secret avec Moscou.
- Depuis mercredi, environ 60 civils ukrainiens ont été tués, dont au moins 30 dans une frappe sur deux bus à Kramatorsk, tandis que les bombardements russes ravagent le réseau électrique national.
- L'ONU avertit en session d'urgence que Kiev et d'autres grandes villes pourraient être plongées dans l'obscurité et le froid cet hiver si les attaques ne cessent pas immédiatement.
Dans un geste qui mêle calcul électoral et diplomatie de l'énergie, Donald Trump a annoncé un accord d'importation massive de diesel russe aux États-Unis, contournant les sanctions existantes grâce à une autorisation provisoire du Trésor américain. Cet accord, présenté comme une réponse aux préoccupations des consommateurs américains avant les législatives du 3 novembre, est perçu par Kyiv comme une trahison : pendant que des délégations négocient en Floride, la Russie frappe l'Ukraine avec une intensité renouvelée, tuant des dizaines de civils et détruisant les infrastructures énergétiques qui protègent des millions de foyers contre l'hiver. L'histoire retiendra peut-être que le prix du diesel américain et le prix du sang ukrainien ont été pesés sur la même balance.
Donald Trump a annoncé vendredi la conclusion d'un accord avec Vladimir Poutine portant sur l'importation massive de diesel russe : plus de 300 000 tonnes livrées immédiatement, 500 000 en novembre, puis jusqu'à plusieurs millions de tonnes dans les semaines suivantes. Publié sur Truth Social, l'annonce promet une baisse « rapide » et « record » des prix du carburant pour les agriculteurs, éleveurs et transporteurs américains — une priorité assumée à quelques semaines des législatives du 3 novembre, où le Parti républicain craint de perdre le Congrès. Le Trésor américain a accordé une autorisation provisoire pour contourner les sanctions internationales frappant les hydrocarbures russes.
La réaction de Volodymyr Zelensky a été immédiate et cinglante. Le président ukrainien a qualifié l'accord d'« absolument horrible », de « faible » et d'« indigne », le décrivant comme un « cadeau d'anniversaire » pour Poutine. Plus grave encore, il a révélé que la délégation ukrainienne présente en Floride pour des discussions avec des émissaires américains et européens — portant sur la résilience énergétique, les exportations de céréales et les garanties de sécurité — avait « simplement servi de façade » pendant que Washington négociait en parallèle avec Moscou.
Sur le terrain, la situation humanitaire s'aggrave dramatiquement. Depuis mercredi, les frappes russes ont tué environ 60 personnes, dont au moins 30 jeudi dans une attaque sur deux bus à Kramatorsk, l'une des plus meurtrières des dernières semaines. Les bombardements ont également infligé des « dommages considérables » au réseau électrique ukrainien, ravivant le spectre d'un hiver catastrophique comme celui de l'année précédente, où des millions de foyers avaient été privés de chaleur et de lumière. Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, le sous-secrétaire général Khaled Khiari a averti que ces attaques avaient « atteint un nouveau degré d'horreur » et que des millions d'Ukrainiens risquaient d'affronter l'hiver dans l'obscurité si elles ne cessaient pas immédiatement.
Donald Trump a annoncé vendredi qu'il avait conclu un accord avec Vladimir Poutine pour l'importation massive de diesel russe sur les marchés américain et mondial. Selon le président américain, qui a qualifié sa conversation avec son homologue russe de « très fructueuse », la Russie livrerait plus de 300 000 tonnes de diesel immédiatement, 500 000 tonnes supplémentaires en novembre, puis 1 million de tonnes dans les semaines suivantes. Trump a ajouté que selon l'état des raffineries russes, 3 millions de tonnes supplémentaires pourraient arriver rapidement. Il a publié ces chiffres sur son réseau Truth Social en promettant une baisse « rapide » et « record » des prix du carburant pour les Américains, les agriculteurs, les éleveurs et les transporteurs routiers, qu'il a désignés comme sa « plus grande priorité ».
Le contexte politique de cette annonce est transparent. Les élections législatives américaines auront lieu le 3 novembre, et le Parti républicain craint de perdre le contrôle du Congrès. Les prix élevés des carburants constituent une source majeure de mécontentement électoral, et Trump utilise cet accord pour adresser directement cette préoccupation aux électeurs. Le Trésor américain a rapidement accordé une autorisation provisoire pour cette transaction, malgré les sanctions internationales qui frappent les exportations d'hydrocarbures russes.
La réaction du président ukrainien Volodymyr Zelensky a été immédiate et tranchante. Il a qualifié la décision d'« indigne » et de « faible », la décrivant comme un « cadeau d'anniversaire » pour Poutine, dont le 74e anniversaire tombait le mercredi précédent. Dans une interview accordée au média américain Axios, Zelensky a déclaré que l'accord était « absolument horrible ». Il a également affirmé à la presse que cette transaction ne ferait qu'« alimenter Poutine » et lui donnerait « la possibilité de mener une guerre encore plus intense ».
Cet accord intervient au moment où se déroulent en Floride des discussions entre délégations américaines et ukrainiennes, auxquelles des représentants européens ont été conviés. Zelensky a exprimé son amertume en déclarant que la délégation ukrainienne en déplacement en Floride avait « simplement servi de façade » pour cet accord conclu avec Moscou. Les discussions en Floride, menées par Steve Witkoff, l'émissaire spécial de Trump, et Jared Kushner, le gendre du président, ont porté sur des mesures à court terme liées à la préparation hivernale, notamment la résilience énergétique et les exportations de céréales, ainsi que sur des garanties de sécurité et des dispositifs à plus long terme pour la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe.
La situation humanitaire en Ukraine s'aggrave parallèlement à ces négociations. Depuis mercredi, les attaques russes ont tué environ 60 personnes, dont au moins 30 jeudi lors d'une frappe qui a touché deux bus à Kramatorsk, dans l'est du pays, l'une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines. Les bombardements russes ont également causé des « dommages considérables » au réseau électrique ukrainien, selon Zelensky. Cette destruction des infrastructures énergétiques ravive les craintes d'un hiver catastrophique : l'année précédente, la Russie avait pilonné les installations énergétiques du pays, plongeant des millions de foyers dans le froid et l'obscurité.
Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU vendredi, le sous-secrétaire général Khaled Khiari a dénoncé les dernières attaques russes, affirmant qu'elles avaient « atteint un nouveau degré d'horreur ». Il a averti que « les habitants de Kiev et d'autres grandes villes pourraient être plongés dans l'obscurité et affronter un froid extrême cet hiver si ces attaques ne cessent pas immédiatement ». Cette mise en garde souligne l'urgence de la situation humanitaire alors que l'hiver approche et que les infrastructures critiques continuent d'être ciblées.
Citazioni salienti
Cela ne fait qu'alimenter Poutine et lui donne la possibilité de mener une guerre encore plus intense.— Volodymyr Zelensky
Les prix du diesel pour les Américains et, en réalité, pour le monde, vont baisser rapidement dans des proportions record.— Donald Trump