Paul Seixas, 20 ans, devient le plus jeune vainqueur du Tour de Lombardie

À dix-neuf kilomètres de l'arrivée, il s'est envolé en solitaire
Le moment où Paul Seixas a décidé de la course en s'échappant dans le Civiglio.
Mark

Pourquoi cette victoire est-elle si importante pour le cyclisme français ?

Mimi

Parce qu'aucun coureur français n'avait remporté un Monument depuis sept ans. Alaphilippe en 2019, c'était la dernière fois. Seixas brise cette disette à un âge où la plupart des coureurs sont encore en développement.

Luke

Mais il faut noter que Pogacar, le quintuple vainqueur sortant, n'était pas là. C'est un contexte important.

Mark

D'accord. Mais les autres favoris mondiaux étaient présents ?

Mimi

Oui. McNulty, le champion du monde, Evenepoel, Pidcock, Mas, Ciccone. Tous étaient là. Et Seixas les a battus en solitaire.

Luke

C'est vrai. Mais c'est aussi seulement son troisième Monument. On ne peut pas encore dire s'il peut répéter cela sur d'autres grandes courses.

Mark

Qu'est-ce qui rend sa saison si exceptionnelle ?

Mimi

Huit victoires en une saison, quatrième du Tour de France à son âge, deuxième de deux autres Monuments. C'est un palmarès que peu de coureurs construisent à vingt ans.

Luke

Vrai. Mais il a aussi terminé quinzième aux Mondiaux. Il y a encore des domaines où il n'est pas au niveau des meilleurs.

Mark

Pensez-vous qu'il peut devenir un grand champion ?

Mimi

Tout le suggère. À vingt ans, il a déjà montré qu'il peut battre les meilleurs sur les plus grandes courses. C'est rare.

Luke

Peut-être. Mais une saison ne fait pas une carrière. Il faudra voir s'il peut maintenir ce niveau et progresser encore.

  • À 20 ans et 16 jours, Seixas s'attaque seul au Civiglio et lâche tous les favoris un à un, dont le champion du monde McNulty et le redoutable Evenepoel.
  • L'écart se creuse inexorablement : 48 secondes sur Mas, plus d'une minute sur Ciccone — une démonstration de force qui laisse le peloton d'élite sans réponse.
  • La France retrouve enfin un vainqueur de Monument sept ans après Alaphilippe, mettant fin à une disette qui pesait sur le cyclisme tricolore.
  • Seixas boucle une saison hors norme — huit victoires, quatrième du Tour de France, finaliste de plusieurs classiques — en couronnant le tout par un premier Monument dès sa troisième participation.
  • Le prodige lyonnais s'installe désormais parmi les quatre plus jeunes vainqueurs d'un Monument de l'histoire, aux côtés de légendes belges de l'avant-guerre.

Dans les dernières lumières de l'automne lombard, un jeune homme de vingt ans à peine a inscrit son nom dans un siècle d'histoire du cyclisme. Paul Seixas, coureur lyonnais de l'équipe Decathlon CMA CGM, a remporté samedi le Tour de Lombardie à Côme, devenant le plus jeune vainqueur de la classique des feuilles mortes en cent vingt éditions. Sa victoire en solitaire, arrachée à dix-neuf kilomètres de l'arrivée, rappelle que le sport de haut niveau réserve parfois à la jeunesse des destins qui dépassent toute prévision raisonnable.

Samedi 10 octobre, Paul Seixas a franchi seul la ligne d'arrivée à Côme, les bras levés sous le ciel d'automne. À vingt ans et seize jours, le coureur lyonnais venait de remporter le Tour de Lombardie — et ce, lors de sa toute première participation à un Monument.

La victoire s'est dessinée dans le Civiglio, à dix-neuf kilomètres de l'arrivée, quand Seixas a accéléré pour ne plus jamais être rejoint. Evenepoel, McNulty, Del Toro, Pidcock, Mas, Ciccone — aucun n'a pu suivre. Il a ensuite accentué son avance dans la côte de San Fermo della Battaglia pour s'imposer avec quarante-huit secondes sur Mas et plus d'une minute sur Ciccone, au terme de deux cent trente-neuf kilomètres de course.

En s'imposant ainsi, Seixas devient le plus jeune vainqueur du Tour de Lombardie en cent vingt éditions, et le quatrième plus jeune vainqueur d'un Monument toutes épreuves confondues. Seuls trois coureurs belges de l'avant-guerre l'ont précédé dans ce classement historique.

Cette victoire couronne une deuxième saison professionnelle déjà exceptionnelle : huit succès, dont la Flèche Wallonne et le Tour du Pays basque, une quatrième place au Tour de France — record de jeunesse depuis 1937 — et des podiums répétés face à Tadej Pogacar. Elle représente aussi la première victoire française dans un Monument depuis Julian Alaphilippe en 2019, mettant fin à sept ans d'attente pour le cyclisme tricolore. À vingt ans à peine, Seixas a déjà prouvé qu'il pouvait dominer les meilleurs du monde sur les plus grandes scènes du cyclisme.

Paul Seixas a franchi la ligne d'arrivée seul, samedi 10 octobre à Côme, les bras levés vers un ciel d'automne. À cet instant précis, le coureur français de vingt ans et seize jours venait de remporter le Tour de Lombardie, l'une des cinq courses d'un jour les plus prestigieuses du calendrier mondial. Il n'avait jamais couru un Monument auparavant. Il venait d'en gagner un.

Ce qui rend cette victoire remarquable n'est pas seulement sa précocité, bien que celle-ci soit frappante. C'est la manière dont Seixas l'a emportée. Depuis le Civiglio, à dix-neuf kilomètres de l'arrivée, il s'est envolé en solitaire, écrasant progressivement chacun de ses rivaux. D'abord Remco Evenepoel, qui a terminé quatrième. Puis Brandon McNulty, le champion du monde en titre. Puis Isaac Del Toro, Tom Pidcock, Enric Mas, et enfin Giulio Ciccone. Aucun d'eux n'a pu suivre. Seixas a creusé son avantage dans la deuxième ascension de la côte de San Fermo della Battaglia et s'est imposé avec quarante-huit secondes d'avance sur Mas et une minute cinq secondes sur Ciccone, après deux cent trente-neuf kilomètres de course.

Avec cette victoire, Seixas devient le plus jeune vainqueur du Tour de Lombardie en cent vingt éditions de la classique des feuilles mortes. Il est aussi le quatrième plus jeune vainqueur d'un Monument — catégorie qui regroupe également Milan-Sanremo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège. Seuls trois coureurs belges de l'avant-guerre l'ont devancé. Le Lyonnais, qui court pour Decathlon CMA CGM, a donc écrit son nom dans l'histoire du cyclisme professionnel avant même d'avoir atteint ses vingt-et-un ans.

Cette victoire intervient au terme d'une saison extraordinaire pour le jeune prodige. C'est sa deuxième année chez les professionnels, et elle a été marquée par huit succès au total, dont la Flèche Wallonne et le Tour du Pays basque. Il a terminé quatrième du Tour de France, devenant le plus jeune participant à la Grande Boucle depuis 1937. Il a aussi fini deuxième de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche, battu à chaque fois par Tadej Pogacar. Seule ombre au tableau : une quinzième place décevante aux Mondiaux. Mais le Tour de Lombardie a effacé cette déception d'un coup.

Cette victoire marque aussi un tournant pour le cyclisme français. C'est la première fois qu'un coureur tricolore remporte un Monument depuis Julian Alaphilippe en 2019 à Sanremo. Seixas a donc brisé une disette de sept ans pour son pays. Il faut noter que Tadej Pogacar, quintuple vainqueur sortant du Tour de Lombardie, était absent cette année après sa lourde chute lors de la Vuelta en août. Mais tous les autres favoris étaient présents, et Seixas les a dominés sans équivoque alors qu'il ne participait qu'à son troisième Monument de sa carrière. À vingt ans, il a déjà montré qu'il pouvait battre les meilleurs coureurs du monde sur les plus grandes courses.

Seixas s'est imposé en solitaire après 239 kilomètres de course, avec 48 secondes d'avance sur Mas et 1 min 05 sec sur Ciccone
— Résultat officiel du Tour de Lombardie
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