Dans la République des grandes écoles, le label Sciences Po a longtemps fonctionné comme un sésame universel. Mais les données du dispositif Insersup révèlent une réalité plus stratifiée : parmi les dix instituts partageant cette appellation, les salaires à la sortie divergent de plusieurs milliers d'euros selon l'établissement, invitant à reconsidérer l'idée que le prestige d'un nom suffit à garantir une destinée professionnelle commune. La sélection à l'entrée est parmi les plus sévères de France, mais l'égalité de traitement par le marché du travail, elle, n'est pas au rendez-vous.
Les salaires des diplômés de Sciences Po varient de milliers d'euros selon l'IEP
Tous les diplômes Sciences Po ne se valent pas sur le marché du travail
Pourquoi cette variation de salaires entre les IEP ? Ils portent tous le même label Sciences Po.
C'est justement la question que pose ce classement. Les données montrent que le prestige du diplôme n'est pas uniforme selon l'établissement. Certains IEP ont des réseaux professionnels plus forts, d'autres sont mieux implantés dans les secteurs qui rémunèrent bien.
Mais on ne sait pas encore de combien on parle. L'article dit « milliers d'euros » mais ne donne pas les chiffres précis. C'est une promesse de données qu'on n'a pas encore vues.
Et pour les étudiants qui entrent, comment savent-ils quel IEP choisir ?
C'est là que ça devient intéressant. Parcoursup affiche la sélectivité, mais pas les débouchés salariaux. Un bachelier avec 18,4 de moyenne au bac qui choisit le double diplôme mathématiques-sciences sociales ne sait pas s'il gagnera plus qu'un camarade d'un autre IEP.
Et on ne sait pas non plus si ces écarts reflètent vraiment la qualité de la formation ou simplement les choix de carrière des diplômés. Peut-être que certains IEP forment plus de fonctionnaires, d'autres plus de consultants.
Donc cette donnée Insersup, c'est vraiment nouveau ?
Oui, c'est la première fois qu'on a une visibilité systématique sur les salaires à la sortie pour tous les IEP. Avant, c'était du bouche-à-oreille et des statistiques partielles.
Reste à voir si Le Figaro va publier les chiffres complets ou s'il va garder le suspense pour générer du trafic.
Il Polso
- Sciences Po Paris reçoit plus de 11 400 candidatures pour un taux d'admission d'environ 10%, faisant de ces instituts les formations les plus convoitées — et les plus fermées — de Parcoursup.
- Le profil des admis est hors norme : 43,3% ont obtenu les félicitations au baccalauréat, contre seulement 1,7% des bacheliers généraux à l'échelle nationale.
- Malgré un label commun, les salaires nets à la sortie varient de plusieurs milliers d'euros d'un IEP à l'autre, selon les données croisées du ministère du Travail et de l'Insee.
- Cette hiérarchie salariale implicite au sein d'une même famille d'écoles ébranle la croyance selon laquelle le diplôme Sciences Po constitue, en lui-même, une garantie d'insertion professionnelle équivalente.
- Le classement exclusif publié par Le Figaro force candidats et familles à poser la question que le prestige avait jusqu'ici rendu inconfortable : lequel des dix Sciences Po choisir ?
Dans la République des grandes écoles, le label Sciences Po a longtemps fonctionné comme un sésame universel. Mais les données du dispositif Insersup révèlent une réalité plus stratifiée : parmi les dix instituts partageant cette appellation, les salaires à la sortie divergent de plusieurs milliers d'euros selon l'établissement, invitant à reconsidérer l'idée que le prestige d'un nom suffit à garantir une destinée professionnelle commune. La sélection à l'entrée est parmi les plus sévères de France, mais l'égalité de traitement par le marché du travail, elle, n'est pas au rendez-vous.
Les Instituts d'Études Politiques occupent une place à part dans l'imaginaire des grandes écoles françaises. En 2026, Sciences Po Paris a reçu plus de 11 400 candidatures pour un taux d'acceptation d'environ 10%. Parmi les admis par la voie générale, 43,3% avaient obtenu les félicitations du jury au baccalauréat — une distinction que seuls 1,7% des bacheliers nationaux reçoivent. Certains programmes poussent cette logique encore plus loin : le double diplôme en mathématiques appliquées et sciences sociales, co-construit avec Paris 1 Panthéon-Sorbonne, affiche une moyenne au bac des admis de 18,4 sur 20, se classant quatrième formation la plus sélective de Parcoursup.
Mais derrière l'excellence à l'entrée, la question des débouchés reste entière. Les données du dispositif Insersup — fruit d'une collaboration inédite entre le ministère du Travail, celui de l'Enseignement supérieur et l'Insee — permettent pour la première fois de comparer les salaires mensuels nets, primes incluses, des diplômés des dix IEP accrédités. Le classement exclusif que publie Le Figaro révèle des écarts de plusieurs milliers d'euros selon l'établissement d'origine.
Cette disparité salariale au sein d'une même famille d'écoles soulève une question que le prestige du label avait longtemps étouffée : tous les diplômes Sciences Po ne se valent pas sur le marché du travail. Localisation géographique, solidité des réseaux d'anciens élèves, qualité des partenariats professionnels — autant de facteurs qui différencient en pratique des formations que leur appellation commune semblait rendre équivalentes. Le label, à lui seul, ne suffit plus à raconter toute l'histoire.
Les Instituts d'Études Politiques jouissent d'une réputation flatteuse sur Parcoursup. Lors de la dernière session d'admission, en 2026, Sciences Po Paris a reçu plus de 11 400 candidatures pour un taux d'acceptation avoisinant les 10%. Ce qui frappe d'abord, c'est le profil des jeunes gens qui franchissent cette porte : parmi ceux admis par la voie générale, 43,3% ont obtenu les félicitations du jury au baccalauréat — une distinction que seuls 1,7% des bacheliers de série générale reçoivent chaque année à l'échelle nationale. L'école attire donc une population d'excellence remarquable, filtrée dès l'entrée.
Certains programmes poussent cette sélectivité encore plus loin. Le double diplôme en mathématiques appliquées et sciences sociales, proposé en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, affiche une moyenne au baccalauréat des admis de 18,4 sur 20. Cette formation se classe au quatrième rang national sur Parcoursup en termes de niveau académique requis, surpassée seulement par les classes préparatoires des lycées Louis-le-Grand, Sainte-Geneviève et Henri-IV. L'accès demeure extraordinairement fermé.
Mais la question que se posent les candidats et leurs familles reste pragmatique : cette sélection draconienne débouche-t-elle vraiment sur des perspectives professionnelles supérieures ? La réponse, selon les données disponibles, s'avère plus nuancée. Les salaires à la sortie des dix instituts bénéficiant de l'appellation Sciences Po ne sont pas uniformes. Des écarts de plusieurs milliers d'euros séparent les diplômés selon l'établissement d'où ils proviennent.
Ces chiffres proviennent du dispositif Insersup, fruit d'une collaboration entre le ministère du Travail, le ministère de l'Enseignement supérieur et l'Institut national de la statistique. Cette base de données offre pour la première fois une visibilité sur la distribution des salaires mensuels nets, primes incluses, en équivalent temps plein, pour l'ensemble des IEP accrédités. Le classement exclusif que Le Figaro publie aujourd'hui révèle ainsi des disparités substantielles dans les retombées économiques de ces formations prestigieuses.
La variation des débouchés selon l'établissement soulève une question implicite : tous les diplômes Sciences Po ne se valent pas sur le marché du travail. Certains IEP, probablement en raison de leur localisation géographique, de leurs partenariats professionnels ou de la réputation historique de leurs réseaux d'anciens élèves, placent leurs diplômés dans des postes mieux rémunérés. D'autres, bien que portant le même label prestigieux, voient leurs sortants accéder à des salaires sensiblement inférieurs. Cette hiérarchie implicite au sein d'une même famille d'écoles remet en question l'idée reçue selon laquelle le prestige du diplôme suffit à garantir l'insertion professionnelle.
Citazioni salienti
Les débouchés et les retombées d'un IEP en termes de rémunération à la sortie varient selon l'établissement— Données Insersup (ministère du Travail, ministère de l'Enseignement supérieur, Insee)