Les Houthis ont mené quatre opérations d'envergure en 24 heures utilisant missiles balistiques, missiles de croisière et drones contre des infrastructures civiles saoudiennes. L'attaque de samedi a tué 13 personnes et blessé 309, fermant les aéroports juste avant la haute saison du pèlerinage de la Omra attendu par des millions de musulmans.
Les Houthis revendiquent des frappes massives contre Riyad et Dammam
Les aéroports saoudiens ne sont pas sûrs, sauf aux villes saintes
Pourquoi ces attaques maintenant, et pourquoi cette ampleur?
Les Houthis ont lancé une offensive éclair en septembre qui leur a donné le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb. Cela a déclenché une contre-offensive gouvernementale soutenue par la coalition saoudienne. Ces frappes semblent être une réponse à cette pression militaire accrue, et le timing coïncide avec le début de la haute saison du pèlerinage.
Mais on ne sait pas vraiment ce qui a déclenché l'offensive de septembre. Les sources disent que les Houthis ont pris le contrôle du détroit, mais les raisons précises de ce mouvement ne sont pas expliquées dans le reportage.
Treize morts, c'est énorme pour une attaque en Arabie saoudite. Comment cela se compare-t-il historiquement?
C'est la plus meurtrière en dix ans au royaume. La dernière attaque aussi grave remonte à août 2015, un attentat suicide de l'État islamique qui avait fait quinze morts. Donc oui, c'est un événement majeur.
Mais il faut noter que les chiffres des blessés — trois cent neuf — proviennent d'un bilan provisoire. Ces nombres pourraient changer. Et les nationalités des victimes sont listées, mais on ne sait pas si d'autres décès ont été confirmés après dimanche.
Les États-Unis vont-ils vraiment entrer en guerre contre les Houthis?
Trump a dit qu'il examinerait une participation américaine et qu'il s'entretiendrait avec le prince héritier. C'est la première fois que Washington envisage une implication directe, après avoir refusé plusieurs demandes saoudiennes. Mais examiner n'est pas décider.
Exactement. Trump a dit qu'il allait examiner la question, pas qu'il avait décidé. Et on ne sait pas ce que le prince héritier demandera précisément ou ce que les États-Unis accepteront. C'est un signal politique, pas un engagement.
Quel est l'enjeu du détroit de Bab el-Mandeb?
C'est un passage maritime stratégique. Les Houthis l'ont pris en septembre, ce qui a augmenté son importance géopolitique parce que l'Iran restreint déjà la navigation dans le détroit d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule. Contrôler Bab el-Mandeb donne aux Houthis un levier géopolitique majeur.
Mais le reportage ne dit pas clairement pourquoi les Houthis ont lancé cette offensive en septembre. On sait qu'ils l'ont fait, qu'ils contrôlent maintenant le détroit, et que cela a déclenché une contre-offensive. Mais les motivations précises restent floues.
Les pèlerins de la Omra sont-ils vraiment en danger?
Les Houthis ont averti que les aéroports saoudiens n'étaient pas sûrs sauf à La Mecque et Médine. Avec treize morts samedi et des attaques continues dimanche, c'est une menace crédible. Mais c'est aussi une menace délibérée — les Houthis veulent dissuader les voyages.
C'est vrai, mais on ne sait pas si les aéroports de La Mecque et Médine ont réellement été épargnés ou si c'est simplement ce que les Houthis prétendent. Le reportage ne confirme pas que ces aéroports n'ont pas été attaqués.
El Pulso
- Quatre opérations d'envergure menées en 24 heures utilisant missiles balistiques, missiles de croisière et drones
- Attaque de samedi : 13 morts et 309 blessés, la plus meurtrière en dix ans au royaume
- Aéroports de Riyad et Dammam frappés ; installations Aramco ciblées
- États-Unis envisagent pour la première fois une participation militaire directe contre les Houthis
- Houthis contrôlent le détroit stratégique de Bab el-Mandeb depuis septembre
Les Houthis ont mené quatre opérations d'envergure en 24 heures utilisant missiles balistiques, missiles de croisière et drones contre des infrastructures civiles saoudiennes. L'attaque de samedi a tué 13 personnes et blessé 309, fermant les aéroports juste avant la haute saison du pèlerinage de la Omra attendu par des millions de musulmans.
Les Houthis revendiquent des frappes massives contre les aéroports de Riyad et Dammam et des installations énergétiques saoudiennes, faisant au moins 13 morts samedi dans l'attaque la plus meurtrière en dix ans au royaume.
L'aéroport international de Riyad a été frappé à nouveau dimanche, quelques heures après une attaque dévastatrice la veille qui avait tué treize personnes. Les autorités saoudiennes ont signalé des blessés lors de cette nouvelle frappe, un projectile non identifié ayant provoqué un incendie au terminal 4. C'était le dernier coup d'une série d'assauts coordonnés que les Houthis du Yémen ont revendiqués dimanche, décrivant quatre opérations d'envergure menées au cours des vingt-quatre heures précédentes.
Cette campagne de frappes représente une escalade sans précédent depuis le début de la guerre au Yémen en 2014. Les combattants pro-iraniens ont déclaré avoir utilisé des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones pour cibler des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes. Ils ont frappé l'aéroport de Riyad en trois phases à partir de vendredi soir, puis ont étendu leurs opérations à d'autres cibles. L'attaque de samedi, la plus meurtrière au royaume en dix ans, a fait treize morts et trois cent neuf blessés selon un bilan provisoire. Parmi les victimes figuraient quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais. Dimanche, l'ambassade de l'Inde a annoncé qu'un de ses ressortissants était décédé des suites de ses blessures. L'attaque a entraîné l'arrêt des vols jusqu'à nouvel ordre.
Les Houthis ont également ciblé des installations du géant énergétique Aramco : le site gazier de Shugadam et une raffinerie à Tanajib, tous deux situés dans l'est du royaume. Une quatrième opération a visé l'aéroport international de Dammam, où Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a affirmé que la frappe avait atteint sa cible directement et provoqué une perturbation du trafic aérien. Dimanche soir, l'Autorité saoudienne de l'aviation civile a signalé une nouvelle frappe contre Dammam, une évaluation des dommages étant en cours. De nombreux vols au départ et à l'arrivée ont été retardés.
Le timing de ces attaques coïncide avec le début de la haute saison du pèlerinage de la Omra. Octobre marque généralement l'arrivée des chaleurs moins intenses et l'afflux de millions de musulmans du monde entier vers le royaume. Les Houthis ont renouvelé dimanche un avertissement aux voyageurs, aux employés et aux compagnies aériennes, affirmant que les aéroports saoudiens n'étaient pas sûrs, à l'exception de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine. Cette menace directe vise à dissuader les déplacements vers le royaume au moment où le secteur du tourisme religieux atteint son pic annuel.
La réaction internationale a été immédiate et largement condamnatrice. La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite a qualifié l'attaque de samedi de crime de guerre et promis une réponse ferme. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé une horrible attaque terroriste. Donald Trump a déclaré que ce qui s'était passé n'était pas acceptable et a indiqué qu'il examinerait une possible participation américaine aux opérations militaires contre les Houthis, promettant de s'entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. C'est la première fois que les États-Unis envisagent une implication directe, après avoir ignoré plusieurs demandes saoudiennes de soutien. L'ONU, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Qatar, la Jordanie, la Russie, l'Irak et le Pakistan ont également condamné l'attaque. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, l'a qualifiée d'escalade dangereuse. Les Émirats arabes unis, malgré des différends diplomatiques avec Riyad notamment au Yémen, ont exprimé leur solidarité et leur soutien à toutes les mesures visant à préserver la sécurité du royaume.
Sur le terrain yéménite, les hostilités se poursuivent après l'offensive éclair lancée en septembre par les Houthis, qui ont pris le contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb sur la mer Rouge. Cette prise a déclenché une contre-offensive gouvernementale soutenue par la coalition saoudienne. Les Houthis ont dénoncé une brutale agression saoudienne, affirmant que cent vingt-quatre frappes aériennes avaient été menées depuis samedi contre différents sites du pays, dont la capitale Sanaa sous leur contrôle. Des sources militaires du camp gouvernemental ont indiqué que les forces yéménites avaient progressé autour du détroit sans parvenir à le sécuriser. Un responsable houthi a assuré que le mouvement tenait toujours l'île de Mayyoun, au cœur du passage maritime qui a gagné en importance stratégique depuis que l'Iran restreint la navigation dans le détroit d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule arabique.
Citas Notables
La frappe a atteint sa cible directement et a entraîné une perturbation du trafic aérien à l'aéroport— Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, concernant l'attaque contre Dammam
Ce qui s'est passé n'est pas acceptable— Donald Trump, samedi, indiquant qu'il examinerait une participation américaine aux opérations militaires contre les Houthis