L'armée américaine prévoit de diffuser en direct l'exécution du tireur de Fort Hood

Nidal Hasan a tué 13 personnes, dont 12 soldats, et en a blessé des dizaines lors de la fusillade de Fort Hood en 2009.
On verra le 3 décembre, jour où le condamné doit être exécuté.
Le ministre de la Défense Pete Hegseth répond à une question sur les dernières volontés de Nidal Hasan.
Mark

Pourquoi le Pentagone a-t-il décidé de diffuser cette exécution en direct plutôt que de la tenir à huis clos comme c'est généralement le cas?

Mimi

Le ministre Hegseth a dit explicitement que c'était pour que le public comprenne les conséquences graves de ce genre d'actes. Il y a une volonté affichée de transparence et de dissuasion publique.

Luke

Mais on ne sait pas vraiment qui sera autorisé à regarder. La vidéo dit « diffusée en direct » — sur quels canaux? Combien de personnes? C'est flou.

Mark

Hasan a été condamné en 2013. Pourquoi l'exécution n'a-t-elle lieu que maintenant, treize ans plus tard?

Mimi

Le texte ne l'explique pas. On sait juste que Trump a approuvé l'exécution en début de semaine, ce qui a déclenché l'annonce.

Luke

C'est un vide important. Il y a probablement eu des appels, des recours légaux, des débats internes au Pentagone. Mais on n'a aucun détail sur ce qui a changé pour que ça arrive maintenant.

Mark

C'est vraiment la première exécution militaire depuis 1945?

Mimi

Oui, par peloton d'exécution spécifiquement. La dernière exécution militaire de toute sorte remonte à 1961, quand John Bennett a été pendu.

Luke

Donc c'est un événement rare, mais pas sans précédent. Et c'est important de noter que les exécutions publiques restent extrêmement rares dans les démocraties occidentales — Amnesty dit que seuls six pays en ont menées en 2025.

Mark

Qu'est-ce que Hasan a dit en réaction à cette annonce?

Mimi

Le texte ne rapporte rien de lui. On ne sait pas s'il a réagi.

Luke

C'est une absence notable. On a la réaction du ministre, on a les chiffres, mais pas la voix du condamné lui-même.

  • Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine s'apprête à exécuter un condamné par peloton d'exécution, rompant avec huit décennies de discrétion judiciaire militaire.
  • Le Pentagone franchit un pas supplémentaire en annonçant une diffusion en direct, une décision qui provoque une onde de choc dans les milieux des droits humains et relance le débat sur les exécutions publiques en démocratie.
  • Le ministre Pete Hegseth défend cette transparence comme un message nécessaire sur les conséquences des actes terroristes, invoquant l'esprit combatif de la Seconde Guerre mondiale pour justifier l'exposition publique de la peine capitale.
  • Amnesty International rappelle que les exécutions publiques restent l'apanage de régimes autoritaires — dix-sept recensées en 2025, principalement en Iran et en Afghanistan — plaçant cette décision américaine dans un contexte mondial troublant.
  • Le président Trump a approuvé l'exécution en début de semaine, scellant le sort de Hasan et ancrant cette affaire dans les tensions politiques actuelles autour de la justice, du terrorisme et de la souveraineté militaire.

Le 3 décembre, Nidal Hasan — psychiatre militaire condamné pour avoir tué treize personnes à Fort Hood en 2009 — sera exécuté par peloton d'exécution sur une base américaine, et cette mise à mort sera diffusée en direct. Ce sera la première exécution militaire américaine depuis 1945, une décision que le Pentagone présente comme un acte de transparence, mais qui place les États-Unis aux côtés de régimes comme l'Iran et l'Afghanistan dans la pratique des exécutions publiques. Dans le long débat de l'humanité sur la justice, la punition et le regard que la société porte sur ses propres actes, ce choix de rendre visible la mort soulève des questions qui dépassent largement le destin d'un seul homme.

Le 3 décembre, Nidal Hasan mourra devant les caméras. Le Pentagone a confirmé que l'exécution par peloton d'exécution de cet ancien psychiatre militaire sera diffusée en direct, une décision sans précédent dans l'histoire judiciaire américaine moderne. Le ministre de la Défense Pete Hegseth l'avait déjà annoncé publiquement, affirmant que le peuple américain devait comprendre les conséquences graves de tels actes.

Hasan avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de la base de Fort Hood, au Texas, tuant treize personnes — douze soldats et un civil — et blessant des dizaines d'autres. Il avait déclaré agir pour empêcher des soldats de participer à ce qu'il considérait comme des guerres illégales. Touché à la colonne vertébrale lors de l'intervention, il est depuis paralysé et se déplace en fauteuil roulant. Condamné à mort en 2013, son exécution a été approuvée par le président Trump en début de semaine.

Cette exécution sera la première de nature militaire aux États-Unis depuis 1961, et la première par peloton d'exécution depuis 1945, année où Eddie Slovik avait été fusillé pour désertion. Interrogé sur les dernières volontés de Hasan, Hegseth a répondu avec désinvolture qu'il s'en fichait, ajoutant qu'on verrait bien le 3 décembre.

L'annonce a suscité l'inquiétude d'Amnesty International, qui souligne que les exécutions publiques restent quasi exclusivement pratiquées par des régimes autoritaires — dix-sept cas recensés en 2025, principalement en Iran et en Afghanistan. En choisissant de rendre visible cet acte de justice, les États-Unis s'aventurent sur un terrain que la plupart des démocraties occidentales ont depuis longtemps abandonné.

Le 3 décembre, Nidal Hasan sera exécuté par peloton d'exécution sur une base militaire américaine. Ce qui distingue cette mise à mort de tant d'autres, c'est que le Pentagone a décidé de la diffuser en direct. Un responsable du ministère de la Défense l'a confirmé jeudi 8 octobre, tandis que le ministre Pete Hegseth avait déjà assuré publiquement, dans une vidéo diffusée sur les réseaux officiels, que l'exécution serait ouverte au public.

Hasan est un psychiatre militaire qui, le 5 novembre 2009, a ouvert le feu dans un centre médical de la base de Fort Hood au Texas. Il a tué treize personnes — douze soldats et un civil — et en a blessé des dizaines d'autres. Selon ses propres déclarations, il agissait pour empêcher les soldats de participer à ce qu'il considérait comme une guerre illégale en Afghanistan et en Irak. Les autorités l'ont classé comme un loup solitaire inspiré par le groupe jihadiste Al-Qaïda. Durant la fusillade, il a été touché à la colonne vertébrale et s'est retrouvé paralysé. Il se déplace depuis en fauteuil roulant. En 2013, il a été condamné à mort.

La décision de diffuser l'exécution en direct revêt une importance historique particulière. Il s'agira de la première exécution militaire par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 1945, année où Eddie Slovik a été fusillé pour désertion. La dernière exécution militaire américaine de toute nature remonte à 1961, quand John Bennett a été pendu pour viol et tentative de meurtre. Depuis 1916, l'armée américaine a procédé à cent trente-cinq exécutions au total.

Le ministre Hegseth a justifié cette transparence en invoquant la nécessité que le public comprenne les conséquences graves de tels actes. Il a également exprimé son admiration pour la mentalité de la Seconde Guerre mondiale, caractérisée selon lui par la volonté de vaincre et de tenir bon face à l'ennemi. Interrogé par l'influenceur d'extrême-droite Jack Posobiec sur le porte-avions USS Abraham Lincoln quant aux dernières volontés de Hasan, Hegseth a répondu qu'il s'en fichait, ajoutant qu'on verrait bien le 3 décembre.

Cette annonce intervient après que le président Donald Trump a approuvé l'exécution en début de semaine. L'organisation Amnesty International a relevé que, selon ses données, au moins dix-sept exécutions publiques ont eu lieu en 2025 dans le monde — six en Afghanistan et onze en Iran. La diffusion en direct de l'exécution de Hasan place donc les États-Unis parmi les rares démocraties occidentales à recourir à des exécutions publiques, une pratique qui soulève des questions persistantes sur la justice pénale et les droits humains.

Les gens doivent comprendre que ce genre d'actes entraîne de graves conséquences
— Pete Hegseth, ministre de la Défense
Je m'en fiche
— Pete Hegseth, répondant à une question sur les dernières volontés de Hasan
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