La Section Paloise s'affirme comme le troisième cador du Top 14

Trois révélations en quatre ans, tous restés au Béarn
La formation paloise devient un atout majeur dans la montée en puissance du club béarnais.
Mark

Comment expliquer cette transformation aussi rapide ? Il y a trois mois, Pau était éliminé en barrages.

Mimi

C'est la continuité du projet. Piqueronies est arrivé en 2021 et a construit quelque chose de durable. Les jeunes qu'il a formés — Gailleton, Attissogbe, Brau-Boirie — sont restés au club malgré les intérêts d'autres équipes. Ça crée une culture.

Luke

Mais attention : quatre victoires en cinq matchs, c'est un début. Le sondage des entraîneurs les place dans le top 6, pas au sommet. Et on ne sait pas encore comment ils vont tenir sur la durée.

Mark

Qu'est-ce qui change vraiment cette année par rapport à l'an dernier ?

Mimi

Le recrutement. Ils ont renforcé le paquet d'avants, qui était un point faible. Et Rodrigo Marta, l'ailier portugais, a déjà marqué 6 essais en 5 matchs.

Luke

Oui, mais Marta vient de Colomiers, pas d'une grande équipe. C'est un bon recrutement, mais on ne sait pas si c'est reproductible ou si c'est juste une belle surprise.

Mark

Et la formation interne, c'est vraiment un avantage durable ?

Mimi

Trois révélations en quatre ans, c'est extraordinaire. Et ils ont tous prolongé. Ça montre que le club offre quelque chose que les autres n'offrent pas.

Luke

Ou que Pau paie bien. On ne sait pas vraiment pourquoi Gailleton a refusé Toulouse. C'est peut-être sportif, peut-être financier.

Mark

Pau peut-il vraiment devenir le troisième cador derrière Toulouse et l'UBB ?

Mimi

Ils en ont tous les éléments : stabilité, formation, recrutement, et un jeu séduisant. Mais il faut confirmer sur plusieurs années, comme le dit Brau-Boirie.

Luke

La vraie question, c'est l'Europe. Ils n'ont pas encore joué de match européen cette saison. Le Top 14, c'est une chose. Performer en Champions Cup, c'en est une autre.

  • Éliminée en barrages il y a trois mois seulement, la Section Paloise a transformé cette blessure en carburant, enchaînant quatre victoires en cinq matchs pour s'installer dans le top 2 avec 18 points.
  • Le championnat se restructure autour d'un vide : La Rochelle décline, Toulon est en crise, et les clubs parisiens restent imprévisibles — laissant une place de troisième cador à saisir.
  • Pau la saisit avec méthode : un entraîneur prolongé jusqu'en 2031, trois révélations Top 14 formées en interne en quatre ans, et un recrutement estival ciblé pour combler les lacunes du groupe.
  • Sur le terrain, les chiffres impressionnent — 204 points inscrits en cinq matchs, une victoire à Montpellier malgré les blessures, et 70 points plantés face à Bayonne.
  • Le défi qui s'annonce est celui de la durée : confirmer cette régularité sur plusieurs saisons et franchir un cap en compétitions européennes pour que ce statut de troisième force devienne une réalité durable.

Dans le rugby français, les grandes puissances ne naissent pas en une nuit — elles se construisent dans la patience et la conviction. La Section Paloise, club béarnais longtemps discret dans l'élite, s'affirme en ce début de saison 2026-2027 comme une troisième force du Top 14, portée par un projet cohérent, une formation exemplaire et un jeu offensif qui fait parler de lui. Après cinq journées, Pau trône dans le top 2 du championnat, rappelant que la stabilité d'un projet vaut souvent mieux que l'éclat d'un recrutement spectaculaire.

Il y a trois mois, la Section Paloise quittait les barrages du Top 14, battue par le Racing 92 sur le fil (33-31). Une défaite qui aurait pu sonner le glas d'une belle dynamique. Elle a eu l'effet inverse. Les Béarnais ont abordé la saison 2026-2027 avec une ambition affichée, et les cinq premières journées leur donnent raison : quatre victoires, 18 points, une place dans le top 2 du championnat.

Derrière cette montée en puissance, il y a un projet. Sébastien Piqueronies, arrivé en 2021 et prolongé jusqu'en 2031, a construit méthodiquement un groupe cohérent. La formation interne est devenue la marque de fabrique du club : trois des quatre derniers lauréats du prix de la révélation du Top 14 sont palois — Émilien Gailleton, Théo Attissogbe et Fabien Brau-Boirie. Tous formés à Pau, tous devenus internationaux, tous restés malgré les sollicitations extérieures. Le recrutement estival a complété l'édifice en renforçant le paquet d'avants.

Sur le terrain, le jeu séduit autant que les résultats. Pau a inscrit 204 points en cinq matchs, battu Montpellier en déplacement malgré un effectif diminué, et écrasé Bayonne 70 points à zéro. Samedi dernier à Vannes, le jeune ouvreur Axel Desperes a brillé en première période, Théo Attissogbe a fait des dégâts en relance, et Pau s'est imposé 43 à 40 en résistant au retour adverse. Hugo Auradou et Aaron Grandidier-Nkanang incarnent cette montée en puissance collective.

Le contexte du championnat favorise cette émergence : La Rochelle décline, Toulon traverse une crise profonde, et les clubs parisiens restent irréguliers. Devant, Toulouse domine, l'UBB suit. Pau s'installe désormais en troisième position dans la hiérarchie du meilleur championnat du monde. Mais les joueurs eux-mêmes le savent : il faudra confirmer dans la durée, et franchir un cap en Europe, pour que ce statut devienne une certitude.

Il y a trois mois à peine, la Section Paloise sortait des barrages du Top 14, éliminée par le Racing 92 sur le score serré de 33 à 31. C'était une défaite qui aurait pu marquer la fin d'une belle aventure. Au lieu de cela, elle a marqué un tournant. Les Béarnais se sont promis de revenir plus forts, et le début de cette saison 2026-2027 suggère qu'ils ont tenu parole.

Après cinq journées de championnat, Pau occupe le top 2 avec quatre victoires et dix-huit points au compteur. Ce n'est pas seulement un bon démarrage — c'est une affirmation. Le club béarnais, longtemps relégué au ventre mou du championnat, s'impose désormais comme un prétendant sérieux au titre. Sous la direction de Sébastien Piqueronies, arrivé en 2021 et prolongé jusqu'en 2031, le projet s'est construit méthodiquement, brique après brique. Cette stabilité du staff, rare dans le rugby français, a permis une montée en puissance régulière qui culmine aujourd'hui.

La profondeur de l'effectif a considérablement augmenté. Le recrutement estival a ciblé les faiblesses du groupe : le paquet d'avants s'est renforcé avec l'arrivée de Pesenti, Vergnes-Taillefer, Grondona et Couty. Mais le vrai trésor de Pau, c'est sa formation interne. Trois des quatre derniers lauréats du prix de la révélation du Top 14 sont palois. Émilien Gailleton en 2023, Théo Attissogbe en 2024, et Fabien Brau-Boirie le 28 septembre dernier. Tous trois sont passés par le centre de formation du club, tous trois sont devenus internationaux, et tous trois ont choisi de prolonger à Pau malgré les appels du pied de Toulouse, La Rochelle et d'autres cadors. C'est un signal fort : les jeunes talents croient au projet.

Sur le terrain, le jeu proposé séduit. En cinq matchs, Pau a marqué 204 points. Le 5 septembre, les Béarnais ont battu Montpellier, le finaliste de la saison précédente, 19 à 27 au GGL Stadium, malgré un groupe amoindri par les blessures. Contre Bayonne, troisième du classement, ils ont inscrit 70 points. Samedi dernier à Vannes, le jeune ouvreur Axel Desperes a orchestré une première période de grande qualité, la ligne arrière a déployé une créativité offensive remarquable, et Théo Attissogbe a fait exploser la défense bretonne avec ses relances de feu. Pau a remporté le match 40 à 43, résistant au retour des Vannetais. Hugo Auradou, de plus en plus complet en première ligne, et Aaron Grandidier-Nkanang, auteur d'un doublé en Morbihan, incarnent cette montée en puissance collective.

Le contexte du championnat joue aussi en faveur de Pau. La Rochelle a clairement décliné depuis deux saisons. Toulon traverse une crise profonde et vient de voir partir son directeur du rugby Pierre Mignoni. Les clubs parisiens naviguent entre le bon et le très mauvais. Devant, Toulouse continue d'écraser le championnat, et l'UBB, malgré sa déception de la saison régulière précédente où elle a terminé 8e, reste le meilleur adversaire de l'ogre toulousain. Pau s'affirme désormais comme le troisième as du meilleur championnat du monde.

Mais la route est encore longue. Fabien Brau-Boirie le rappelle : il faudra éviter de se cacher, ne pas s'écrouler, et surtout maintenir cette constance sur plusieurs années. Le sondage des entraîneurs de l'élite, réalisé par Midi Olympique en septembre, avait d'ailleurs placé la Section dans le top 6 final. L'objectif immédiat est clair — se qualifier pour la phase finale. L'objectif plus large est de valider ce nouveau statut en Europe aussi, où les Béarnais ambitionnent de performer. Pour l'instant, ils assument leur nouveau rôle à la perfection.

Il faut qu'on se rende compte aussi de la chance qu'on a d'être dans cette équipe et qu'il faut la mener encore plus haut.
— Fabien Brau-Boirie, centre de la Section Paloise
Il faudra éviter de se cacher et ne pas s'écrouler. C'est super important de confirmer parce que, si les équipes d'en face veulent nous voir comme une équipe compétitive et importante, il faut qu'on ait de la constance sur plusieurs années.
— Fabien Brau-Boirie
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