La FPF ouvre une procédure disciplinaire contre Ronaldo après son départ de la sélection

Un joueur de la stature de Pelé ou Maradona ne s'échauffe pas pour rester assis
Ronaldo reproche au sélectionneur d'avoir approuvé puis ignoré une note reconnaissant cette erreur.
Mark

Pourquoi la fédération a-t-elle attendu dix jours avant d'annoncer cette procédure disciplinaire ?

Mimi

La fédération n'a pas expliqué le délai. Ce qu'on sait, c'est que Ronaldo était déjà suspendu automatiquement selon le règlement, donc la procédure formelle était peut-être une question administrative. Mais oui, le silence a alimenté la spéculation.

Luke

Et on ne sait pas vraiment ce qui s'est passé dans les négociations en coulisse pendant ces dix jours. La fédération aurait pu chercher une solution avant d'ouvrir formellement la procédure.

Mark

Quel est le vrai conflit ici — est-ce que c'est vraiment sur le fait de ne pas jouer, ou quelque chose de plus profond ?

Mimi

Ronaldo dit que c'est une question de respect et de parole donnée. Jesus avait apparemment approuvé des notes où il reconnaîtrait avoir commis une erreur en le laissant sur le banc. Quand Jesus n'a pas suivi ces notes, Ronaldo a vu ça comme une trahison.

Luke

Mais on n'a que la version de Ronaldo sur ce qui a été convenu. Jesus n'a pas réagi publiquement. On ne sait pas ce qu'il dirait de son côté.

Mark

Est-ce que cette suspension va vraiment durer six mois ?

Mimi

Le règlement prévoit une fourchette de un à six mois. La fédération n'a pas encore décidé. Ça dépendra de ce qu'elle considère comme la gravité de la situation.

Luke

Et on ne sait pas non plus si la fédération va tenir compte du fait que Ronaldo s'est excusé et a ouvert la porte à un retour. Ça pourrait raccourcir la suspension, ou ça pourrait n'avoir aucun effet.

Mark

Le Portugal a gagné ses quatre matches sans lui. Est-ce que ça change quelque chose ?

Mimi

Ça montre que l'équipe fonctionne sans Ronaldo. Mais c'est aussi un argument que Ronaldo pourrait utiliser : il dirait que Jesus a pris une mauvaise décision en le mettant sur le banc, et que l'équipe a gagné malgré ça, pas grâce à ça.

Luke

Ou ça pourrait être un argument pour la fédération de dire que Ronaldo n'est plus indispensable. Mais on ne sait pas comment la fédération voit les choses.

  • Ronaldo quitte brutalement le camp d'entraînement le 30 septembre, furieux d'apprendre qu'il ne débutera pas contre le Danemark — une deuxième mise sur le banc consécutive qui fait déborder la coupe.
  • La tension avec Jorge Jesus dépasse le simple choix tactique : Ronaldo accuse le sélectionneur de ne pas tenir ses engagements et de lui parler de manière autoritaire, transformant un désaccord sportif en crise de confiance.
  • La Fédération portugaise rompt dix jours de silence officiel en annonçant une procédure disciplinaire, suspendant Ronaldo provisoirement et brandissant une sanction réglementaire de un à six mois.
  • Mercredi, Ronaldo s'excuse publiquement sur les réseaux sociaux tout en critiquant Jesus, signalant qu'il accepte les conséquences mais entend revenir en sélection après sa suspension.
  • Le Portugal, qualifié pour les quarts de Ligue des nations avec quatre victoires dont trois sans Ronaldo, avance sans lui — ce qui pose, en creux, la question de sa place réelle dans le projet national.

À 41 ans, Cristiano Ronaldo se retrouve au cœur d'une procédure disciplinaire ouverte par la Fédération portugaise de football, après avoir quitté un rassemblement de la sélection le 30 septembre en signe de protestation contre ses mises à l'écart répétées. Ce départ, né d'un conflit de respect et de parole donnée avec le sélectionneur Jorge Jesus, rappelle que même les plus grandes carrières se heurtent un jour à la tension entre le génie individuel et les exigences du collectif. Suspendu provisoirement et exposé à une sanction pouvant aller jusqu'à six mois, Ronaldo a néanmoins ouvert la porte à un retour, comme si l'homme refusait encore de laisser l'histoire s'écrire sans lui.

Le 10 octobre, la Fédération portugaise de football a mis fin à dix jours de silence en annonçant l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre Cristiano Ronaldo. La superstar de 41 ans avait quitté le rassemblement de la sélection le 30 septembre, après avoir appris qu'il ne débuterait pas le match de Ligue des nations contre le Danemark à Copenhague. Ce départ précipité faisait suite à une première mise sur le banc lors du match contre la Norvège à Oslo, décision prise par le sélectionneur Jorge Jesus, 72 ans. Ronaldo, suspendu automatiquement dès son départ, encourt selon le règlement fédéral une sanction de un à six mois.

Le conflit entre les deux hommes dépasse le cadre purement tactique. Pourtant anciens complices à Al-Nassr, où ils avaient remporté le championnat saoudien ensemble, Ronaldo a reproché à Jesus de lui parler de manière autoritaire et de ne pas tenir ses engagements. Il l'a notamment accusé d'avoir approuvé des notes destinées à apaiser la controverse lors d'une conférence de presse — dont l'une reconnaissait explicitement l'erreur de faire s'échauffer un joueur de sa stature sans le faire entrer — avant de ne pas les respecter.

Mercredi, Ronaldo a rompu son silence sur les réseaux sociaux. Il s'est excusé auprès des supporters et de ses coéquipiers, tout en maintenant ses critiques envers Jesus. Surtout, il a affirmé son intention de revenir en sélection une fois sa suspension purgée, une déclaration interprétée comme une main tendue à la fédération sans pour autant renoncer à sa position.

Pendant ce temps, le Portugal a poursuivi sa route sans lui, remportant ses quatre matches de Ligue des nations et se qualifiant pour les quarts de finale. L'équipe affrontera à nouveau le Danemark le 14 novembre, à domicile. La fédération a indiqué qu'aucune communication ne serait faite avant la fin de l'instruction, laissant entière la question de la durée de la sanction et des conditions d'un éventuel retour de Ronaldo sous le maillot de la Seleçao.

La Fédération portugaise de football a annoncé samedi 10 octobre l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre Cristiano Ronaldo, mettant fin à dix jours de silence officiel autour du départ précipité de la superstar de 41 ans d'un rassemblement de la sélection. Le joueur a quitté le camp d'entraînement le 30 septembre après avoir appris qu'il ne débuterait pas le match de Ligue des nations contre le Danemark prévu le lendemain à Copenhague, un choix qui l'a plongé dans une colère que les médias portugais n'ont cessé de documenter depuis.

Le conflit qui a déclenché ce départ remonte à plusieurs jours. Ronaldo avait déjà exprimé sa frustration après être resté sur le banc lors du match contre la Norvège à Oslo, une décision prise par le sélectionneur Jorge Jesus, 72 ans. Lorsqu'il a appris qu'il ne jouerait pas non plus contre le Danemark, le joueur a quitté le rassemblement sans attendre les explications du coach. La fédération a précisé que Ronaldo était déjà automatiquement suspendu avant même l'ouverture formelle de la procédure, et qu'il demeure suspendu provisoirement en attente de la décision finale. Selon le règlement de la fédération portugaise, un joueur ayant manqué un entraînement, un match ou une activité de la sélection encourt une suspension pouvant aller de un à six mois.

Le différend entre Ronaldo et Jesus s'est cristallisé autour de questions de respect et de communication. Les deux hommes avaient travaillé ensemble la saison précédente au club saoudien Al-Nassr, où ils avaient remporté le championnat. Mais lors de cette convocation en équipe nationale, Ronaldo a reproché au sélectionneur de lui parler de manière autoritaire et, plus gravement, de ne pas tenir parole. Il l'a accusé d'avoir manqué à ses engagements à deux reprises : d'abord en le laissant sur le banc contre la Norvège malgré des accords antérieurs, puis en ne respectant pas une série de notes que Jesus avait lui-même approuvées pour mettre fin à la controverse lors d'une conférence de presse. L'une de ces notes contenait une reconnaissance explicite : que le sélectionneur avait commis une erreur en demandant à un joueur de la stature de Pelé ou Maradona de s'échauffer pour ensuite ne pas le faire entrer en jeu.

Mercredi, Ronaldo a rompu son silence en publiant un message sur les réseaux sociaux. Il s'est excusé auprès des supporters portugais et de ses coéquipiers de la Seleçao, tout en critiquant vivement Jorge Jesus. Son ton était celui d'un homme qui acceptait les conséquences de son geste mais qui refusait de se soumettre sans exprimer son point de vue. Dans ce même message, il a ouvert la porte à un retour en équipe nationale, affirmant qu'il reviendrait après avoir purgé la suspension qui lui serait appliquée. Cette déclaration a été interprétée par beaucoup comme une tentative de préserver sa relation avec la fédération tout en maintenant sa position face au sélectionneur.

Le contexte sportif complique encore la situation. Le Portugal a remporté ses quatre matches de Ligue des nations, dont les trois derniers sans Ronaldo, et s'est d'ores et déjà qualifié pour les quarts de finale. L'équipe rejouera le 14 novembre à domicile contre le Danemark. Cette qualification sans le joueur vedette soulève des questions sur sa place réelle dans le projet de Jesus et sur les priorités de la fédération. La FPF a indiqué qu'aucune communication ne serait faite jusqu'à la fin de l'instruction du dossier, laissant planer l'incertitude sur la durée de la suspension et les conditions d'un éventuel retour.

Ronaldo s'est excusé auprès des supporters portugais et de ses coéquipiers, ouvrant la voie à un retour en équipe nationale après avoir purgé la suspension
— Cristiano Ronaldo, via les réseaux sociaux
Aucune communication ne sera faite jusqu'à la fin de l'instruction du dossier
— Fédération portugaise de football
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