Dans une France où la richesse des grandes entreprises énergétiques contraste avec les conditions de travail de leurs salariés, la CGT appelle ce jeudi à la grève chez TotalEnergies — groupe affichant 11,2 milliards de dollars de bénéfices semestriels — pour exiger des embauches pérennes et une hausse de salaire de 200 euros pour tous. Ce mouvement, qui pourrait toucher raffineries, stations-service et usines Hutchinson, pose une question ancienne et toujours vive : à qui appartient la prospérité collective ? La direction a tenté de désamorcer la mobilisation par une avance financière jugée in
La CGT maintient son appel à la grève chez TotalEnergies malgré l'avance de prime
La tentative de désamorçage ne fonctionne pas
Pourquoi la CGT rejette-t-elle l'avance de 1000 euros ? C'est quand même de l'argent supplémentaire pour les salariés.
Parce que c'est une avance sur une prime annuelle, pas une augmentation de salaire. C'est de l'argent qu'ils recevraient de toute façon, juste versé plus tôt. Le syndicat demande une hausse durable de 200 euros, plus des embauches et des CDI.
Mais on ne sait pas exactement combien de salariés sont concernés par cette avance, ni quel est le montant total de la prime annuelle. L'article dit que c'est un message interne, donc on n'a pas les détails précis.
Et les stations-service ? Comment une grève dans les stations-service fonctionne concrètement ?
Certaines pourraient être bloquées, ce qui signifie fermées. Mais l'article dit « certaines », pas toutes les 180. Ça dépend de l'implication locale des salariés.
C'est vrai, et on ne sait pas si une station fermée signifie qu'elle ne vend rien du tout, ou juste qu'elle fonctionne au ralenti. L'impact réel sur les automobilistes reste flou.
Le groupe gagne 11 milliards de dollars. Pourquoi ne pas simplement augmenter les salaires ?
C'est exactement l'argument de la CGT. Les profits sont énormes, portés par la hausse du pétrole. Le syndicat dit que les salariés devraient en bénéficier directement.
Mais l'article ne dit pas comment TotalEnergies justifie son refus. On entend la position du syndicat, pas celle de la direction. Et on ne sait pas non plus si ces 11 milliards incluent les coûts d'exploitation, les investissements, ou comment le groupe répartit ses ressources.
Qu'est-ce que « effectifs sous tension » signifie vraiment ?
Selon la CGT, cela veut dire qu'il n'y a pas assez de personnel pour faire le travail, ce qui crée des risques de sécurité. C'est une préoccupation sérieuse dans les raffineries.
Mais c'est la CGT qui le dit. On n'a pas de chiffres sur le nombre de postes vacants, pas d'incident de sécurité documenté, pas de déclaration de la direction sur ce point. C'est une affirmation, pas une donnée vérifiée.
El Pulso
- La CGT rejette sans ambiguïté l'avance de 1 000 euros proposée par la direction, la jugeant dérisoire face à des bénéfices semestriels en hausse de 73 %.
- Les raffineries, quelque 180 stations-service autoroutières et les usines Hutchinson sont toutes concernées, faisant peser un risque réel sur l'approvisionnement en carburant.
- Les effectifs des raffineries sont décrits comme « sous tension », et la CGT alerte sur des conditions de sécurité dégradées qui renforcent l'urgence de ses revendications.
- Le syndicat réclame des embauches concrètes — notamment la transformation des contrats précaires en CDI — et un salaire minimum de groupe fixé à 1,2 fois le Smic.
- Les négociations annuelles obligatoires ne sont prévues qu'en décembre, mais la grève de jeudi signale que la CGT entend peser sur le rapport de force bien avant cette échéance.
Dans une France où la richesse des grandes entreprises énergétiques contraste avec les conditions de travail de leurs salariés, la CGT appelle ce jeudi à la grève chez TotalEnergies — groupe affichant 11,2 milliards de dollars de bénéfices semestriels — pour exiger des embauches pérennes et une hausse de salaire de 200 euros pour tous. Ce mouvement, qui pourrait toucher raffineries, stations-service et usines Hutchinson, pose une question ancienne et toujours vive : à qui appartient la prospérité collective ? La direction a tenté de désamorcer la mobilisation par une avance financière jugée insuffisante, tandis que les négociations formelles ne sont prévues qu'en décembre, laissant le rapport de force s'exprimer dans la rue avant la table des discussions.
La CGT a confirmé lundi le maintien de son appel à la grève chez TotalEnergies pour ce jeudi, balayant la tentative de la direction de désamorcer le mouvement. Éric Sellini, coordinateur CGT du groupe, a annoncé que la cessation du travail débuterait dès le premier quart du matin. La mobilisation doit s'étendre aux raffineries, aux quelque 180 stations-service de la filiale Argedis — implantées principalement sur les autoroutes — ainsi qu'aux usines Hutchinson, spécialisées dans le caoutchouc industriel. Selon le taux de participation, les expéditions de carburants pourraient être bloquées ou ralenties, et certaines stations fermées.
Les revendications du syndicat sont précises : embauche de nouveaux salariés, transformation des contrats intérimaires en CDI, augmentation de 200 euros pour l'ensemble des salariés, et instauration d'un salaire minimum de groupe à 1,2 fois le Smic. La CGT soulève également une question de sécurité, affirmant que les effectifs sont « sous tension » dans les raffineries, avec des risques concrets pour les conditions de travail.
Ce bras de fer intervient dans un contexte financier saisissant : TotalEnergies a dégagé 11,2 milliards de dollars de bénéfice net au premier semestre, en hausse de 73 % sur un an, portée par la flambée des cours du pétrole. La direction avait tenté de calmer les esprits en annonçant une avance de 1 000 euros sur la prime annuelle, présentée comme une reconnaissance de la contribution des salariés — geste que la CGT a jugé insuffisant et sans effet sur sa détermination.
Les négociations annuelles sur les salaires ne sont prévues qu'en décembre. La grève de jeudi constitue donc un signal fort : le syndicat n'entend pas attendre les canaux formels pour faire valoir que la prospérité exceptionnelle du groupe doit se traduire en améliorations concrètes pour ceux qui la produisent.
La CGT a confirmé lundi son intention de maintenir l'appel à la grève chez TotalEnergies pour ce jeudi, rejetant catégoriquement la tentative de la direction de désamorcer le mouvement. Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, a déclaré que « la tentative de désamorçage de notre direction ne fonctionne pas » et a annoncé que les représentants du syndicat appelleraient à cesser le travail dès le premier quart du matin.
Le mouvement doit s'étendre à l'ensemble des sites du groupe : les raffineries, les quelque 180 stations-service de la filiale Argedis implantées principalement le long des autoroutes, et les usines Hutchinson, spécialisée dans la fabrication de caoutchouc et de joints pour l'industrie. Dans les raffineries, selon les modalités décidées localement et le taux de participation, les expéditions de carburants seront bloquées ou ralenties. Certaines stations-service pourraient également être fermées. Aux usines Hutchinson, des débrayages sont prévus en début et en fin de poste.
Le syndicat porte des revendications précises : l'embauche de nouveaux salariés, notamment la transformation en contrats permanents des intérimaires actuellement employés dans les raffineries, et une augmentation de 200 euros de salaire « pour tous ». La CGT demande également la mise en place d'un salaire de base minimum au niveau du groupe, fixé à 1,2 fois le Smic. Ces demandes s'accompagnent d'une préoccupation pour la sécurité : le syndicat affirme que les effectifs sont « sous tension », ce qui crée des risques pour les conditions de travail.
Cette mobilisation intervient une semaine après que la direction ait annoncé, par message interne, une avance de 1000 euros sur la prime annuelle des salariés, présentée comme une reconnaissance de leur contribution à la réussite collective de l'entreprise. Le syndicat considère cette mesure comme insuffisante et ne l'a pas détourné de son objectif. Les négociations annuelles obligatoires sur les salaires ne sont prévues qu'en décembre.
Le contexte financier du groupe contraste fortement avec les demandes des salariés. TotalEnergies a enregistré un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars — environ 10 milliards d'euros — sur le premier semestre, en hausse de 73 % sur un an. Cette performance a été portée par la flambée des cours du pétrole et de ses dérivés sur les marchés mondiaux. Parallèlement, le groupe a plaffonné le prix des carburants dans ses stations-service, une décision qui a provoqué une ruée des automobilistes cherchant à préserver leur pouvoir d'achat. Les difficultés logistiques liées à la situation au Moyen-Orient ont également pesé sur l'activité.
La grève de jeudi représente donc un test de force : d'un côté, une direction qui tente de contenir le mouvement par des gestes financiers limités ; de l'autre, un syndicat qui estime que les profits exceptionnels du groupe justifient des améliorations substantielles des conditions d'emploi et de rémunération. Les négociations formelles n'auront lieu qu'en décembre, mais la mobilisation de cette semaine signale que la CGT n'attend pas jusque-là pour faire entendre ses demandes.
Citas Notables
La tentative de désamorçage de notre direction ne fonctionne pas— Eric Sellini, coordinateur CGT pour TotalEnergies
Tout le monde, normalement, jeudi, appellera à la grève dès le premier quart du matin— Eric Sellini, coordinateur CGT pour TotalEnergies