Glucksmann largement élu candidat de la gauche sociale-démocrate pour 2027

La gauche démocratique est de retour et elle va gagner
Glucksmann célèbre sa victoire électorale en promettant une refondation de la gauche sans La France insoumise.
Mark

Comment Glucksmann a-t-il pu remporter une victoire aussi nette alors que les sondages le donnaient à peine entre 10 et 12 % d'intentions de vote ?

Mimi

C'est une question que beaucoup se posent. Les sondages mesuraient les intentions de vote pour la présidentielle générale, pas pour cette primaire spécifique. Les électeurs qui ont participé dimanche étaient des militants de la gauche sociale-démocrate, une base électorale qui s'alignait davantage sur son projet.

Luke

Mais attention — on ne sait pas exactement qui a voté. Le scrutin était électronique et a été perturbé par une cyberattaque. Les organisateurs ont dû prolonger le vote jusqu'à dimanche soir. On a un taux de participation de 90 % environ, mais on ignore si cette perturbation a affecté le profil des votants ou le dépouillement.

Mark

Pourquoi le Parti socialiste n'a-t-il pas présenté son propre candidat ?

Mimi

C'est justement ce qui est historique. Olivier Faure, le patron du PS, s'est présenté, mais il n'a obtenu que 14 % des voix. Le PS a choisi d'organiser une primaire ouverte à d'autres candidats de la gauche sociale-démocrate, et Glucksmann, qui n'est pas membre du PS mais leader de Place publique, a remporté le scrutin.

Luke

Il faut préciser : le PS a organisé cette primaire, mais le résultat signifie que pour la première fois, le PS ne présente pas un candidat issu de ses rangs. C'est une conséquence du choix de cette primaire, pas une décision délibérée du parti.

Mark

Quel est le vrai désaccord entre Glucksmann et Olivier Faure ?

Mimi

C'est la question de l'alliance avec La France insoumise. Glucksmann refuse catégoriquement de s'allier avec Mélenchon. Il considère que Mélenchon joue avec les codes de l'antisémitisme et que toute alliance serait une compromission. Faure, lui, prône un rassemblement de la gauche, y compris avec LFI.

Luke

Glucksmann accuse Faure de vouloir se rapprocher de Mélenchon, mais Faure prône un rassemblement à l'Assemblée, pas nécessairement une alliance présidentielle. Ce n'est pas exactement la même chose, et c'est important de ne pas les confondre.

Mark

Glucksmann peut-il vraiment unifier une gauche aussi divisée ?

Mimi

C'est le défi majeur qui l'attend. Il a promis une « refondation de la gauche », mais Marine Tondelier des Écologistes dit déjà qu'il fait « le choix du repli ». Et Mélenchon vient de rassembler plus de 10 000 partisans à Clermont-Ferrand. La gauche n'est pas unifiée derrière lui.

Luke

On ne sait pas encore comment les électeurs de gauche vont se comporter au premier tour de la présidentielle. Glucksmann a promis un « bulletin de vote à son nom », mais cela ne dit rien sur les ralliements potentiels au second tour ou sur la capacité réelle de sa candidature à « battre l'extrême droite ».

  • Glucksmann remporte 79 613 voix (66 %) au premier tour dimanche 11 octobre
  • Olivier Faure du PS obtient 14 % (17 398 voix), Ségolène Royal 7,62 %
  • Première fois que le PS ne présente pas un candidat issu de ses rangs à une présidentielle
  • 120 787 votants sur 134 456 inscrits ont participé au scrutin électronique
  • Glucksmann refuse toute alliance avec La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon

Glucksmann remporte une victoire écrasante avec 79 613 voix, loin devant Olivier Faure du PS qui n'obtient que 14 % des suffrages. C'est la première fois que le Parti socialiste ne présente pas un candidat issu de ses rangs à une élection présidentielle.

Raphaël Glucksmann s'impose au premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate avec 66 % des voix, devenant le candidat de cette famille politique à la présidentielle, malgré des divisions internes sur l'alliance avec La France insoumise.

Dimanche 11 octobre, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour, avec une majorité écrasante qui laisse peu de place à l'interprétation. L'eurodéputé de 46 ans a recueilli plus de 66 % des suffrages — 79 613 voix sur quelque 120 787 votants — devenant ainsi le candidat officiel de cette famille politique pour l'élection présidentielle de 2027. C'est un résultat qui dépasse largement ce que les sondages laissaient entrevoir, lui qui naviguait entre 10 % et 12 % d'intentions de vote avant le scrutin.

Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, a encaissé une défaite cinglante avec seulement 14 % des voix, soit 17 398 suffrages. Ségolène Royal, l'ancienne candidate de 2007, n'a obtenu que 7,62 %, tandis que les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont chacun récolté un peu moins de 6 %. Le scrutin, entièrement électronique, a été perturbé par une cyberattaque lancée vendredi matin qui a ralenti les connexions et forcé les organisateurs à prolonger le vote jusqu'à dimanche soir. Malgré ces obstacles techniques, le taux de participation a atteint environ 90 % des inscrits.

Ce résultat marque un tournant historique pour le Parti socialiste : c'est la première fois de son histoire qu'il ne présente pas un candidat issu de ses propres rangs pour une élection présidentielle. Glucksmann, leader du mouvement Place publique, s'est présenté comme le candidat de la « rupture » — rupture avec le macronisme, rupture avec ce qu'il appelle l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche. Lors de son allocution devant la presse, il a affirmé que « la démocratie a parlé » et que le résultat était « sans appel ». Il s'est désigné comme le candidat « de la gauche démocratique » capable de « battre l'extrême droite ».

Mais cette victoire électorale cache une fracture profonde au sein de la gauche. Glucksmann refuse catégoriquement une alliance avec La France insoumise, position qui a été au cœur de sa campagne et qui l'a opposé frontalement à Olivier Faure. Le patron du PS, qui prônait un rassemblement de la gauche à l'Assemblée, avait misé sur le « patriotisme de parti » pour l'emporter, malgré des sondages qui ne lui donnaient aucune chance. Glucksmann, de son côté, a accusé Faure de vouloir se rapprocher de Mélenchon, reprenant un grief qui remonte aux alliances précédentes de 2022 et 2024. Glucksmann considère que Mélenchon « joue avec les codes de l'antisémitisme » et refuse toute compromission avec lui.

Le candidat a lancé des appels élargis dimanche soir, s'adressant à « tous les citoyens écologistes, humanistes » et promettant que « la gauche démocratique est de retour et elle va gagner l'élection présidentielle ». François Hollande, selon son entourage, a félicité le candidat, le décrivant comme « le bienvenu dans cette dynamique ». Cependant, Marine Tondelier, la patronne des Écologistes et proche d'Olivier Faure, a exprimé son regret que le vainqueur soit « celui qui fait le choix du repli ».

Glucksmann a également promis sur France 2 qu'il y aurait « un bulletin de vote à son nom » au premier tour de la présidentielle, écartant explicitement toute fusion avec d'autres candidatures. Cette position contraste avec les spéculations selon lesquelles une alliance de la droite, du centre et des sociaux-démocrates pourrait émerger. Jean-Luc Mélenchon, qui a organisé dimanche un rassemblement à Clermont-Ferrand réunissant plus de 10 000 partisans, n'a pas réagi dans la soirée. Mais le député insoumis Paul Vannier a déclaré que « le PS sort ce soir de la scène politique nationale » et que Glucksmann était « prétendant au leadership au sein du bloc macroniste ».

Olivier Faure, malgré sa débâcle électorale, a semblé écarter toute démission, affirmant qu'il continuerait de prôner l'union de la gauche à sa place de premier secrétaire. Tous les candidats s'étaient engagés à soutenir le vainqueur, mais l'unification de cette famille politique divisée sera le véritable test pour Glucksmann dans les mois qui viennent. Le candidat devra convaincre une gauche fragmentée que sa vision d'une « refondation » sans La France insoumise peut effectivement battre l'extrême droite en 2027.

La démocratie a parlé et le résultat est sans appel. Je suis le candidat de la gauche démocratique qui pourra battre l'extrême droite.
— Raphaël Glucksmann, lors de son allocution devant la presse
Le PS sort ce soir de la scène politique nationale en ne présentant pas de candidature issue de ses rangs à la présidentielle.
— Paul Vannier, député insoumis
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